Psychogénéalogie

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« Une seule feuille ne jaunit pas sans le silencieux assentiment de l’arbre entier ». Khalil Gibran

« Notre passé est irréparable. Il nous est proposé de nous l’approprier, de l’étudier et de l’accepter ».
Salomon Sellam

« Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse ». Milton Erickson


> Qu’est-ce que la Psychogénéalogie
ou la psychologie transgénérationnelle ?

La psychogénéalogie est une approche psychanalytique « transgénérationelle » qui consiste à rechercher dans le vécu de nos ancêtres l’origine de nos troubles psychologiques, de nos maladies et de nos comportements limitants actuels.

Au-delà du désir parental de donner naissance à un enfant (projet-sens), lorsque nous venons au monde, nous sommes le fruit de deux lignées. Nous nous inscrivons dans l’histoire familiale qui nous a précédé, transmise sous forme d’anecdotes, mais aussi composée de faits marquants qui peuvent être passés sous silence (non-dits, secrets de famille…), mais néanmoins perceptibles par notre inconscient.

Nous pensons être libres de nos choix, sans avoir conscience de notre soumission aux projections de nos parents et de nos ascendants. Dans ce système familial, nous sommes le maillon d’une chaîne tout en occupant une place singulière. Par le jeu des « loyautés familiales invisibles », sorte de contrat familial implicite, nous sommes investis d’une « mission » particulière et sommes invités à jouer un rôle spécifique au sein de cette famille qui est la notre. Nos troubles « commémorent » les événements qui ont marqué notre lignée. Si nous ne connaissons pas toute l’étendue de ce qui nous a été transmis, nous aurons bien du mal à pouvoir nommer ce qui nous encombre et nous limite aujourd’hui.

En d’autres termes, tout comme j’ai pu hériter génétiquement des yeux bleus de mon grand-père ou des cheveux frisés de ma grand-mère, je vais hériter psychiquement et émotionnellement, à mon insu, d’une partie des problématiques familiales, en fonction des ancêtres auxquels je suis symboliquement relié. Des événements traumatiques vécus par mes ascendants (deuils inacceptables, traumatismes, inceste, abandon, faillite, mésentente conjugale…) qui n’auront pas été « liquidés » par ceux-ci, en toute conscience, vont se transmettre de façon inconsciente à leurs descendants jusqu’à induire des troubles de nature psychologique ou physique. Les descendants auront alors en charge de « réparer » les fautes de leur lignée et/ou de résoudre ces problématiques ancestrales.

> Comment fonctionne la psychogénéalogie ?

Lorsque l’on confronte les « légendes » familiales transmises depuis des générations avec les actes d’état civil (actes de naissance, de décès, de mariage…), les registres militaires… la réalité s’avère être parfois bien différente. Les parties sombres de notre histoire seront plus volontiers dissimulées ou enjolivées au bénéfice de nos aïeux. Il est fréquent de découvrir des débuts de grossesses antérieures au mariage à une époque où « fauter » avant le mariage était perçu comme honteux, des pères qui ne sont pas les géniteurs, des héros de guerre classés déserteurs, des faillites cachées et bien d’autres choses…

L’ambition de tout cela n’est pas de porter un jugement sur ce qui a été vécu, mais de comprendre pourquoi certains évènements ont été tus, cachés et d’apercevoir les répercussions que cela a pu avoir sur les descendants, prenant la forme d’interdits limitants, de tabous, d’angoisses, de symptômes…

La psychogénéalogie nous offre la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire. Le principal objectif, à travers l’étude de l’arbre généalogique, est donc d’identifier les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille et quelles transmissions inconscientes viennent freiner notre évolution. La prise de conscience de ces interactions et de ces mécanismes permet de se détacher des traumatismes et des souffrances familiales. Faire la paix avec cet héritage, parfois lourd, est un véritable processus libérateur qui permet de retrouver son libre arbitre. Cette approche participe à restaurer une bonne estime de soi et un sentiment de légitimité dans sa vie et dans ses choix.

> Quel objectif ? Quels outils ? 

Mon rôle, en tant que thérapeute, consiste à vous aider à identifier les problématiques familiales dont vous avez la charge, de déposer ce fardeau et d’utiliser vos propres ressources afin de mettre un terme à vos souffrances enracinées et reprendre votre destin en mains. L’enjeu fondamental est de trouver les clés qui vous permettront de vous réaliser en tant qu’adulte libéré du poids de votre lignée.

S’interroger sur son histoire familiale c’est répondre à 2 questions fondamentales :
D’où je viens ? la filiation. Analyser sa généalogie c’est comprendre ce qui s’est joué, mis en place, c’est accepter son histoire et faire tomber ses colères, ses culpabilités…, identifier ces répétitions familiales permet de se détacher des vécus traumatiques. Mettre à jour les loyautés et les croyances, c’est aussi remettre de l’ordre dans les places occupées par les membres de son système familial (les morts avec les morts, les vivants avec les vivants), afin de s’approprier et investir sa juste place avec une volonté de mettre du sens dans votre vie.

Où je vais ?  la transmission. Le deuxième objectif est de remettre du lien pour accueillir notre héritage (au sens large), réinstaurer une circulation d’énergie positive, prendre le meilleur, la sève ou le suc, faire de son histoire quelque chose de fécond, de créatif. Guérir les blessures familiales et donner du sens aux événements de notre vie permet de conquérir notre liberté, être soi : c’est-à-dire s’accepter dans son corps, son âge, son sexe… enfin devenir un adulte (notamment face à ses parents !).

Le décryptage psychogénéalogique s’effectue à partir d’un génésociogramme (arbre généalogique détaillé sur minimum 3 à 7 générations). Ce graphique est un condensé d’informations qui permettent de schématiser l’histoire et la dynamique familiale et va permettre de décoder les transmissions inconscientes et les logiques de répétition, à travers l’étude des concordances d’éléments (événements, dates, prénoms, lieux, relations…).

L’Hypnose Ericksonienne, est un outil thérapeutique complémentaire formidable, qui permet de dénouer plus rapidement les problématiques familiales et d’accélérer le processus d’évolution positive dans le cadre des objectifs fixés par la personne.

> Quelle durée ?

La psychogénéalogie appartient à la famille de « thérapies brèves ». Ce processus thérapeutique d’investigation produit des résultats extrêmement rapides, lorsque la prise de conscience est immédiate. La plupart du temps, de 2 à 10 séances suffisent (la moyenne est de 3 à 5 séances) pour appréhender l’origine de certains problèmes, mettre un terme à la mémoire familiale qui nous parasite et reprendre possession de notre libre arbitre.

Parfois, la démarche sera plus longue. Savoir est une chose, intégrer et guérir en est une autre… Pour approfondir certains aspects de l’histoire familiale ou dans des problématiques qui demandent un travail thérapeutique supérieur à 10 séances, l’analyse transgénérationnelle fera tout simplement suite à la psychogénéalogie, en creusant plus amplement les sillons des transmissions familiales. Cet approfondissement emprunte les concepts fondamentaux de la psychanalyse « classique ».

> Dans quels cas ? Quel objectif ? 

Quels sont les signes qui peuvent indiquer la présence d’une problématique transgénérationnelle ?

  • Sentiment d’être dans une impasse,
  • Difficulté à occuper sa juste place au sein de la famille, d’être le « vilain petit canard », hors norme ou lorsqu’on ne se sent pas libre d’être soi-même,
  • Relationnel : désordres affectifs, dysfonctionnement intra-familial, conflits (fratrie, parents…), un  sentiment d’exclusion récurrent… (et par extension dans le corps social, relationnel affectif, professionnel…)
  • Loyautés familiales (dettes et injustices au sein du système familial) : répétitions d’accidents, de faillites, problématiques liées à l’argent…
  • Transmissions inconscientes, sentiment qu’il y a des secrets au sein de sa famille, des non-dits…
  • Sensation de vivre à la place d’un autre, « syndrôme du gisant », enfant de remplacement…,
  • Deuils non-faits : parents ou enfants décédés prématurément, les suicides, les morts brutales…
  • Pour se libérer des angoisses, des émotions irrépressibles ou au contraire recontacter des émotions enfouies, voire absentes.
  • En cas de conduite d’échecs répétitive sur le plan amoureux, professionnels… Conduites à risque, sabotage de ses projets…
  • Lorsque la peur/le refus de reproduire le même schéma de vie qu’une personne de sa famille devient de plus en plus prégnante
  • Problématique d’addiction
  • Maladie chronique, symptômes et somatisations…
  • Angoisses, Phobies…
  • Situations de maltraitances (souvent sur plusieurs générations)
  • la parentalité :  devenir parent (accès à la maternité), grand-parent, recomposition familiale… Difficulté à avoir un enfant, adoption…
  • les troubles liés à la filiation : questions sur l’origine du nom de famille, doute sur la paternité dans l’histoire familiale…
  • Trajectoires de migrations et leurs conséquences en 2ème et 3ème génération
  • Traumatismes et conséquences d’abus individuels (psychologique, physique, sexuel…)
  • Suites de traumatismes collectifs : impacts des traumas de l’histoire collective (les guerres, la déportation, les migrations imposées…)
> Les origines de la psychogénéalogie.

Dans Totem et Tabou, Sigmund Freud avait déjà évoqué la possibilité d’une « âme collective » pour tenter d’expliquer une transmission de l’inconscient d’une personne à l’inconscient d’une autre personne. Mais c’est Carl Gustav Jung qui a réellement ouvert la voie d’une approche transgénérationnelle avec sa théorie de « l’inconscient collectif » auquel chacun de nous aurait accès. Puis Jacob Lévy Moreno, créateur du psychodrame, Françoise Dolto, Nicolas Abraham, Maria Törok, ou encore Didier Dumas, ont développé des théories successives et complémentaires sur les dynamiques inconscientes de la famille.

Voilà pourquoi la psychogénéalogie a la particularité d’intégrer différentes théories, différentes écoles de pensée… Finalement, c’est à la psychothérapeute Anne Ancelin-Schützenberger que l’on doit le réel essor de cette technique dans les années 60-70. Travaillant pendant des années auprès de malades atteints d’un cancer, elle a cherché dans leur histoire familiale une éventuelle « répétition » ou identification à une personne aimée importante.

IMPORTANT : une analyse psychogénéalogique peut être effectuée en parallèle d’un suivi médical, mais en aucun cas se substituer à un traitement médical !

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