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Une séance d’hypnose en cadeau pour Noël

Tous les ans, c’est le même casse-tête, qu’allez-vous offrir comme cadeau de Noël à vos proches? Des livres, des pulls, des CD, des jeux vidéo, un parfum, des cartes cadeaux? Rien de bien nouveau…
Et si cette année vous leur faisiez un cadeau utile et original, qui en plus leur permettrait de prendre soin d’eux, de se sentir bien ou d’être plus heureux : une séance personnalisée de découverte de l’hypnose ! Pensez aussi à vous la faire offrir!

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Qu’est-ce qu’une séance découverte ?
La séance proposée est une séance découverte axée « détente / mieux-être » et dure environ 1h. Elle est similaire à une séance « classique » : mêmes conditions, même durée, même qualité… 

Les besoins sont déterminés avec le bénéficiaire du cadeau lors de la prise de rendez-vous et la séance est personnalisée en fonction.
Voici quelques exemples de possibilités :
– Gestion du stress / anxiété
– Détente / Relaxation
– Retrouver son énergie et son dynamisme
– Paix émotionnelle
– Reprendre confiance en soi / Estime de soi
– Rééquilibrage du sommeil
– Reconnecter ses ressources et se capacités innées
– Favoriser les apprentissages / Concentration / Mémorisation
– Certaines phobies (dans la plupart des cas, une séance est suffisante).
– …

Il est bien évident qu’une séance d’une heure n’est pas suffisante pour traiter « le traumatisme de votre vie » ou se débarrasser d’une addiction! Cependant, cette séance découverte peut marquer le début d’un travail plus complet. Si la personne désire profiter de cette opportunité pour amorcer un arrêt du tabac ou tout autre chose, elle pourra utiliser sa séance comme elle le souhaite, en toute confidentialité… Ce peut d’ailleurs être l’occasion d’accompagner les bonnes résolutions de début d’année pour 2019!

Le cadeau ne plaît pas? Le bon cadeau est cessible à la personne de son choix (non remboursable).

Profitez de cette idée originale pour vous démarquer !
Une occasion rêvée de surprendre et d’offrir un cadeau vraiment nouveau !

Précisions : Le montant du cadeau ne sera, bien évidemment, pas inscrit sur le bon cadeau. Seuls apparaîtront le nombre de séances et le nom la personne qui offre la séance et celui du destinataire.
– La personne qui recevra ce bon cadeau devra ensuite me contacter afin de fixer la date du rendez-vous et déterminer le domaine qu’elle souhaite améliorer.
– Les bons cadeaux sont valables 1 an, à partir de la date d’achat et ne sont ni remboursables, ni échangeables. Ils peuvent par contre être cédés à une autre personne si le cadeau ne plaît pas.

Consultez les tarifs : ICI
Me contacter : ICI

Métaphore des Thérapeutes

Quel que soit le domaine, bien qu’indispensable, la technique seule, même parfaitement maîtrisée, ne suffit pas pour être un « bon » thérapeute. Avec l’hypnose, qui touche le plus profond de l’être humain, pour que les « miracles » soient possibles, même dans les situations les plus difficiles, le thérapeute doit pouvoir créer « l’alliance » avec la personne qui vient le consulter. Pour cela, il faut pouvoir toucher l’âme de la personne et fixer le regard de notre cœur, notre attention, sur le joyau qui brille en elle, même s’il est profondément enfoui, dissimulé sous les couches de problèmes. D’ailleurs, le mot « psychothérapie » d’origine grecque est composé de : « thérapie » = soin et de « psukhê » = l’âme, c’est à dire le « soin de l’âme »

Les thérapeutes doivent garder à l’esprit, en toute humilité, qu’ils n’apportent pas la lumière aux personnes qui viennent les consulter, mais qu’ils sont là pour aider à révéler et à faire émerger la lumière propre à chacun, déjà présente en eux.

Voici un texte, une métaphore anonyme bien appropriée aux fondement du travail du thérapeute.

26c527c461077c06ba8d3e3c840c4ad6La Rose

Un certain homme planta une rose et l’arrosa fidèlement,
Et avant qu’elle ne fleurisse, il l’examina.
Il vit le bouton qui allait bientôt fleurir et aussi les épines.
Et il pensa:  » Comment est-il possible qu’une fleur si magnifique
Provienne d’une plante chargée d’autant d’épines pointues ? »
Attristé par cette pensée, il négligea d’arroser la rose,
Et avant qu’elle ne fût prête à fleurir, elle mourut.

Il en est ainsi pour beaucoup.
A l’intérieur de chaque âme, il y a une rose ;
Les qualités divines plantées en nous à la naissance
Grandissent parmi les épines de nos erreurs.
Beaucoup d’entre nous se regardent eux-mêmes
Et voient seulement leurs épines, leurs défauts.
Nous désespérons, en pensant peut-être
Que rien de bon ne pourra sortir de nous.
Nous négligeons d’arroser le bien qui est en nous,
Et finalement, il meurt.
Et nous ne réalisons jamais notre potentiel.

Certaines personnes ne voient pas la rose à l’intérieur d’elles-mêmes.
Quelqu’un d’autre doit la leur montrer.
Un des dons les plus extraordinaires qu’on puisse posséder
Est d’être capable de passer à travers les épines des autres
Et de trouver la rose à l’intérieur d’eux.

C’est la caractéristique de l’Amour, de regarder une personne
Et, sachant ses erreurs, de reconnaitre la noblesse dans son âme,
Puis de l’aider à réaliser qu’elle peut dépasser ses erreurs.
Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines ;
Alors, elle fleurira, et plus loin fleuriront trente,
Soixante, une centaine de plants comme celui qui lui a été donné.

Notre devoir en ce monde est d’aider les autres
En leur montrant leurs roses, et non leurs épines.
Alors seulement nous atteindrons l’Amour
Que nous devrions ressentir pour chacun,
Alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin.

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Hommage à une femme passionnée et passionnante…

Anne Ancelin schutzenberger
Crédit photo : Marie-Claude Bonnet-Thierry

Anne ANCELIN SCHÜTZENBERGER, psychothérapeute de renommée internationale, fondatrice de la Psychogénéalogie, professeur émérite de l’Université de Nice, fondatrice de l’Institut Français d’Analyse de Groupe et de Psychodrame, auteur entre-autres du célèbre « Aïe, mes aïeux », a choisi de rejoindre ses ancêtres, vendredi dernier, le 23 mars 2018, à l’aube de sa 100ème année.

Bien que d’autres avant elle aient pressenti l’existence d’une transmission inconsciente transgénérationnelle (Freud, Jung, Moreno, Abraham, Törok…), ouvrant ainsi la voie de cette discipline, c’est bien à cette Grande Dame que nous devons, dès les années 60-70, la véritable création et l’essor de la Psychogénéalogie, cette approche thérapeutique qui permet de débusquer des traumatismes familiaux transmis de génération en génération.

Infatigable dans sa volonté de transmettre, de « passer ce qu’elle sait », il y a encore peu, Anne ANCELIN SCHÜTZENBERGER continuait à travailler, à animer des sessions de formation pour thérapeutes, les accueillant même à son domicile lorsque se déplacer n’a plus été possible.

Je vous souhaite bonne route, Madame, et je vous remercie pour tout ce que vous avez apporté à la Psychogénéalogie ! Je souhaite être digne de vos enseignements et respectueuse de vos valeurs !

J’adresse toute ma sympathie à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec elle et de profiter de son enseignement.

Extraits de son interview pour La CROIX :
Sa mère, une historienne, était issue d’une famille de l’intelligentsia russe ayant fui son pays en 1905. Son père, lui, était ingénieur. Ruiné lors de la crise de 1929, il disait à sa fille : « Tu en as de la chance, personne ne t’épousera plus pour ton argent, mais pour ce que tu es, ce que tu sais. »

À 18 ans, Anne Ancelin commence des études d’optique, qu’elle abandonne pour « faire son droit », jusqu’à la licence. Elle devient stagiaire chez un célèbre avoué et travaille dans une compagnie d’assurances. La Seconde Guerre mondiale et l’arrivée des Allemands à Paris vont bouleverser sa vie. Son père meurt, en route vers la déportation. Elle qui a fui Paris avec sa mère, entre dans la Résistance, mais voit aussi leur maison de Lozère brûlée, en 1944, par la division Das Reich.

En 1945, à la Libération, elle fait des enquêtes pour le Service de sondages et statistiques de l’opinion publique. C’est ainsi qu’elle monte à Paris pour interviewer le directeur de l’Institut de psychologie. Dans l’escalier, elle rencontre le professeur André Ombredanne, qui lui propose de devenir son assistante bénévole. Dans un autre escalier, à la Sorbonne cette fois, elle croise peu après un professeur qui l’invite à dîner. Son voisin de table est un certain Marcel-Paul Schützenberger. Ils se marient en 1948, puis ont une fille, Hélène. Après-guerre, dès la création de la première licence en psychologie, Anne Ancelin Schützenberger fonce. Un professeur lui conseille, pour pouvoir mieux aider les gens, de se faire psychanalyser. Suit une première analyse avec l’anthropologue Robert Gessain, alors directeur du Musée de l’homme, puis une seconde, avec Françoise Dolto.

Très vite aussi, Anne Ancelin décroche une bourse et part avec l’accord de son mari, sa fille sous le bras, étudier aux États-Unis, d’abord dans le Michigan, puis à New York, où elle approfondit sa connaissance des différentes approches du « psychodrame », dont celle de Jacob Levy Moreno. Il s’agit d’un jeu de rôles permettant de découvrir ce que chacun est vraiment.

Revenue en France, elle enseigne le psychodrame et l’adapte à ses convictions pour soigner des adultes en difficulté, ayant conscience de l’importance du « langage du corps et de l’espace ». Quand elle fait un génosociogramme, Anne Ancelin observe toujours la réaction des gens : s’ils se découvrent, s’ils affichent une rougeur inopinée, s’ils se mettent de face ou de profil, près ou loin du radiateur. « Tous les détails peuvent être l’expression, directe ou indirecte, des sentiments. »

L’intuition de ces transmissions familiales transgénérationnelles, parfois si toxiques, lui est venue en 1982. « On m’a demandé de voir l’épouse d’un diplomate suédois. Cette femme superbe souffrait d’un cancer. Elle avait 35 ans, l’âge auquel sa mère était morte. J’ai découvert à ce moment-là le système inconscient des répétitions familiales », assure Anne Ancelin.

Partagée entre son optimisme et le pessimisme de son médecin, un cancérologue très célèbre, cette dame décide finalement de quitter ce dernier. Mais elle accepte qu’il procède, sur elle, à un dernier examen réputé dangereux. Elle meurt sur la table d’opération, au même âge que sa mère. Par la suite, pour vérifier son intuition, Anne Ancelin a étudié des familles où les accidents de la route se répétaient de génération en génération, au même âge ou à la même période significative, le jour de la rentrée des classes, par exemple.

Prudence cependant. Selon Anne Ancelin, « certaines répétitions sont significatives, d’autres sont fortuites ou liées à des circonstances (le 14-Juillet, les fêtes votives, les vendanges, etc.) sans signification profonde ». De fait, le travail en psychogénéalogie est très délicat et Anne Ancelin Schützenberger n’hésite pas à dénoncer les « recalés du certificat d’études » qui se prévalent de compétences qu’ils n’ont pas.

« Psychogénéalogiste, ce n’est pas un métier. Il faut se faire aider par des thérapeutes ayant une solide formation universitaire », met en garde cette vieille dame qui, plusieurs décennies durant, a été enseignant-chercheur à l’université de Nice. Et participé à des colloques dans le monde entier.

Après cette vie bien remplie, Anne Ancelin Schützenberger affiche toujours un évident «plaisir de vivre» (titre de l’un de ses livres) et la conviction que « les choses positives arrivent quand on en a besoin ». Elle appelle cela la « sérendipité ». Elle qui adore les «polars», ceux d’Agatha Christie, ceux de Conan Doyle notamment, voue une admiration sans borne à Sherlock Holmes. « J’essaie de travailler comme lui, dit-elle. Souvent mon flair m’a aidée.»

La psychogénéalogie, l’une des grandes affaires de sa vie

[…]Ces transmissions-là, il faut aller les débusquer, parfois très loin en arrière, pour pouvoir mettre des mots dessus et s’en libérer.

[…] Anne Ancelin Schützenberger établit pour ses visiteurs ces fameux génosociogrammes. Jusqu’où remonter ? De préférence sur « six ou sept générations, au moins jusqu’en 1793, l’année de la Grande Terreur pendant laquelle la guillotine marchait à tout va ».

Pour Anne Ancelin Schützenberger, c’est indispensable si on veut vraiment débusquer les « loyautés familiales inconscientes et invisibles » qui entraînent tant de répétitions d’incidents et d’accidents dans une même famille. Pour guérir, le génosociogramme ne suffit d’ailleurs pas, une analyse ou une psychothérapie s’imposent souvent, en complément.

Elle précise : les « transmissions intergénérationnelles », c’est assez simple. C’est, par exemple, quand le fils du boulanger devient boulanger à son tour. Bien plus complexes sont les «transmissions transgénérationnelles. S’il existe, évidemment, des familles harmonieuses où les rapports sont fluides, beaucoup sont prisonnières, à leur insu, de traumatismes tenus secrets, ni digérés ni élaborés, mais confusément ressentis ou exprimés en maux. »

Paula BOYER

Je vous renvoie à quelques interviews d’Anne ANCELIN SCHÜTZENBERGER
Son site officiel
Article du Figaro (2011)
Article de Néosanté (2015)
Article La Croix (2011)

Quelques vidéos :

Son intervention dans l’émission INFRAROUGE

Les Troubles du Comportement Alimentaire

Consultations en Hypnose et Thérapies Brèves pour les Troubles du Comportement Alimentaire : ICI

> L’ALIMENTATION

L’alimentation est une fonction vitale qui apporte les éléments nutritionnels indispensables en quantité et en qualité à une bonne santé physique mais aussi psychologique, affective et sociale. Un équilibre doit être trouvé entre exigences personnelles, culturelles et métaboliques. L’alimentation est aussi une pratique sociale, familiale et culturelle qui permet à la personne de prendre une place dans son environnement.

> QU’EST-CE QU’UN TROUBLE DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ?

media_xll_5116576Les Troubles du comportement Alimentaires (TCA) sont l’expression d’une détresse ou d’un mal-être profond qui dépasse de loin la simple volonté de maigrir ou la difficulté de construire un rapport équilibré à la nourriture. Ils sont bien souvent le symptôme d’une souffrance réelle, qui ne peut s’exprimer autrement qu’à travers des comportements, des attitudes et des réactions problématiques vis-à-vis de l’alimentation et de la nourriture. Ceci explique la variété des modes d’expression de cette souffrance psychologique dans des conduites diverses touchant à ce besoin fondamental de s’alimenter. Chaque trouble alimentaire possède sont propre développement et ses propres manifestations.

Les troubles des comportements alimentaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale. Malgré ces difficultés, il est possible de se rétablir de ces troubles.

Les caractéristiques psychologiques communes relevées chez toutes les personnes souffrant de Troubles du Comportement Alimentaire sont :
• Un manque de confiance et d’estime de soi
• Un perfectionnisme et une hyper exigence
• Un besoin excessif de contrôle / Tout ou rien (dichotomie)
• Une insatisfaction corporelle / Une recherche de minceur

> LES TCA « TYPIQUES »

> L’Anorexie mentale :

p0107-li.1L’anorexie mentale est une perturbation de la relation à l’alimentation qui survient le plus souvent chez les jeunes filles entre 14 et 22 ans (10% seulement de garçons), mais peut également débuter en période pré-pubaire tout comme à l’âge adulte. Elle se caractérise par un refus de s’alimenter, malgré la sensation de faim intense, ainsi qu’un refus de prendre du poids alors que le corps est très amaigri.

L’anorexie survient souvent comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, à la suite d’une déception scolaire ou sentimentale, d’un deuil ou d’un régime amaigrissant commencé suite à une remarque « vexante » sur le physique de la personne. Un début plus progressif est également possible. Pendant un moment, ces symptômes passent inaperçus de l’entourage, qui a pu encourager le régime au début.

Puis, les conflits entre la personne et son entourage deviennent majeurs, celle-ci est décrite comme tyrannique, imposant ses volontés à sa famille, et elle-même décrit sa famille comme ne la laissant pas tranquille, l’épiant et ne pensant qu’à la faire manger.

Ce trouble se manifeste par : 

• Un besoin obsessionnel de maigrir, une perte de poids intentionnelle, induite et maintenue, associée une peur hors-normes de grossir et d’avoir un corps flasque. Cette force destructrice peut pousse la personne jusqu’à cesser totalement de s’alimenter.

Le maintien d’un poids faible, en dessous des normes pour l’âge et la taille.

• Des vomissements provoqués et utilisation de laxatifs, de coupe-faims et de diurétiques.

Une dénutrition de gravité variable qui entraîne de très nombreuses carences et s’accompagne de modifications endocriniennes et métaboliques secondaires et de perturbations des fonctions physiologiques, notamment aménorrhée (arrêt des règles), troubles digestifs, léthargie, frilosité, arythmie cardiaque, déficits cognitifs, dysfonctionnement rénal…

• Une préoccupation tyrannique de l’apparence, qui entraîne des restrictions alimentaires drastiques.

Une pratique excessive d’exercices physiques et une hyperactivité pour intensifier la perte de poids.

• La personne souffrant d’anorexie mentale a le sentiment d’être toujours en surpoids. La perception qu’elle a de son corps, même à travers le reflet du miroir, est totalement distordue. Elle est dans le déni par rapport à l’image réelle de son corps.

• Le potomanie, fait de boire des quantités hors normes de liquide (plus de 3 litres par jour) est également un signe.

Il existe par ailleurs des formes d’anorexie plus atypiques, car plus rares et donc plus difficiles à diagnostiquer. C’est notamment le cas lorsque tous les symptômes sont présents mais que les règles persistent ou que l’indice de masse corporelle (IMC) de la patiente reste stable et normal.

En l’absence de suivi médicalement et de traitement, ce trouble peut mener au décès. 10% des personnes souffrant d’anorexie meurent des suites de leur maladie ou de suicide dans les dix ans suivant le diagnostic.

L’anorexie mentale, n’est ni un caprice alimentaire,
ni un manque d’appétit au cours d’une maladie ou suite à une contrariété,
ni un régime où l’objectif est raisonnable et où le poids perdu amène satisfaction.

> La Boulimie :

52.jpgLa boulimie désigne l’absorption épisodique et compulsive d’une quantité importante de nourriture. « Boulimie » signifie « faim de bœuf ». La peur maladive de l’obésité implique ensuite des vomissements provoqués, auto-infligés, pour éliminer ces aliments pris en excès.
La boulimie touche environ 1,5 % des 11-20 ans (6 filles pour 1 garçon). Elle débute généralement plus tard que l’anorexie, avec un pic de fréquence vers 19–20 ans. Les crises de boulimie touchent 28 % d’adolescentes et 20 % d’adolescents âgés de 10 à 19 ans.

Ce trouble se manifeste par : 

Une préoccupation excessive du contrôle du poids corporel.

• La peur de grossir et la recherche de perte de poids entraînent une restriction telle qu’elle débouche sur des crises alimentaires caractérisées par une perte totale de contrôle sur elle-même.

• Durant la crise, l’hyperphagie (absorption de manière compulsive de quantités démesurées de nourriture en peu de temps) se solde par des vomissements, souvent provoqués, parfois spontanés (ou utilisation de laxatifs).

• La mise en place de stratégies pour cacher les épisodes boulimiques et n’en laisser aucune trace. Cela peut aller jusqu’à l’organisation des crises à heure précise. Comme leur poids varie peu, il est difficile de repérer les personnes qui en souffrent et de les aider.

• Les crises peuvent intervenir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. La boulimie peut survenir par crises de quelques mois durant lesquels la personne subit au moins un épisode d’hyperphagie par semaine.

On trouve ici encore des formes atypiques de ce trouble :

– la personne mâche puis recrache de grandes quantités d’aliments, sans que la nourriture ne transite par l’estomac.

– les vomissements surviennent suite à l’absorption de petites quantités de nourriture, il devient un réflexe, un conditionnement.

– les crises ne sont pas aussi récurrentes que dans la forme classique, elle surviennent moins de 2 fois par semaine.

> L’Hyperphagie :

ob_83d366_boulimie.jpgCette compulsion alimentaire et ses symptômes ressemblent beaucoup à la boulimie, car ces crises se manifestent par l’ingestion, en dehors des repas, d’une quantité importante d’aliments appréciés. La notion de plaisir est présente même si la faim est absente. Le comportement durant la crise échappe à tout contrôle. La principale différence avec la boulimie, c’est que dans l’hyperphagie, il n’y a pas de comportement compensatoire (ni vomissement, ni laxatifs, ni hyperactivité…). Par conséquent, le surpoids voire l’obésité sont très fréquents et associés à une souffrance psychique importante.
Il s’agit vraisemblablement du trouble des conduites alimentaires le plus répandu. L’hyperphagie touche davantage d’hommes que les autres Troubles du Comportement Alimentaire, 3 hommes pour 10 femmes.

Autre aspect essentiel, les grandes quantités de nourriture, ingurgitées généralement trop vite, ne procurent pas de sensation de satiété.

La personne généralement consciente du caractère atypique de son mode de consommation a souvent une piètre image d’elle-même. Ell a honte de ce comportement, se dégoûte et culpabilise énormément

> LES TCA « ATYPIQUES »

D’autres troubles alimentaires, moins répandus, moins connus et donc moins recherchés, sont également avérés.

2940174433_1_3.jpg> Le grignotage pathologique consiste à manger, en dehors des repas, de petites quantités de nourriture prête à l’emploi. Il devient pathologique dès lors que ces quantités forment en fin de compte un gros volume d’aliments, entraînant un surpoids notable et qu’il est le symptôme d’un réel mal-être. La consommation alimentaire devant la télévision de produits choisis et aimés en grandes quantités en est le dérapage type. La personne n’a aucune notion des quantités qu’elle ingère. L’une des bases du traitement est d’ailleurs de lui en faire prendre conscience. Le grignotage pathologique est souvent révélateur d’un état dépressif et angoissé.

> l’alimentation sélective est une phase classique et normale chez de nombreux enfants mais peut perdurer après la fin de l’adolescence ou débuter à l’âge adulte. Ce trouble vient du refus de manger certaines aliments suite à une sélectivité exagérée ou à un dégoût pathologique, ce qui peut mener à des carences ou à une perte de poids et perturber la croissance des jeunes. L’alimentation sélective n’est pas basée sur des critères esthétiques et n’est donc pas à prendre pour de l’anorexie.

> Le pica est un trouble qui pousse une personne à consommer autre chose que des aliments, comme du bois, de la terre ou du papier. Il peut être le signe précurseurs d’autres troubles alimentaires. Attention de ne pas confondre avec la phase de l’enfance où un bébé découvre le monde qui l’entoure en portant toutes sortes d’objets à sa bouche.

> Le mérycisme ou trouble de la rumination consiste à régulièrement régurgiter des aliments qui viennent d’être ingérés pour les remastiquer. Il ne s’agit pas d’un problème digestif,  l’objectif est de pouvoir « profiter » une nouvelle fois de la sensation procurée par la déglutition, sans les conséquences d’un nouvel apport calorique. La personne est consciente de ce phénomène sans que ce ne soit intentionnel pour autant. Ce trouble peut avoir un fort impact sur l’hygiène buccale et engendrer des problématiques médicales (mauvaise haleine, caries, érosion dentaire, lésions de l’œsophage et de l’intérieur de la bouche, gonflement des glandes salivaires…). Les personnes souffrant de mérycisme ont conscience du caractère inapproprié de leur mode alimentaire et essayent d’éviter de manger en public pour ne pas avoir à cacher leurs régurgitations, ce qui peut mener à une perte de poids et à une désocialisation.

> L’orthorexie peut se définir comme un besoin obsessionnel voire extrémiste, de se nourrir de façon diététiquement correcte, sans désir d’amaigrissement, sorte de «drogués de l’alimentation saine». La notion de plaisir est ici totalement absente, les aliments ne sont pas sélectionnés pour leur goût mais seulement pour leurs vertus. L’alimentation est pensée et repensée, plusieurs heures par jour afin d’être certain de bien se protéger des additifs, des colorants, des conservateurs… La vie sociale en est très affectée, car la personne refuse de prendre ses repas qu’elle n’aura pas elle-même confectionné et refuse donc les invitations (amis, restau, cantine collective…). Elle se jette sans hésiter sur tous les produits censés être « bons pour la santé » : bio, vitamines, compléments alimentaires, extraits de protéines ou d’algues… Elle ressent un fort sentiment d’autosatisfaction et de contrôle lorsqu’elle parvient à ses objectifs, mais beaucoup de culpabilité lorsqu’elle déroge aux règles. Elle méprise ceux qui ne respectent pas les dogmes de la diététique.

> Les conduites restrictives obsessionnelles ou la fuite des calories. Ces personnes sont sans cesse au régime, se restreignent sur les quantités et refusent de manger ailleurs que chez elles (au restaurant, chez des amis…). En outre, elles n’invitent jamais personne à partager son repas. Leur comportement ressemble fortement à celui de l’anorexique, mais leur poids reste acceptable, puisqu’elles continuent de s’alimenter un peu. Elles sont néanmoins bien plus maigres que la moyenne.

> La néophobie alimentaire est la peur de manger des aliments inconnus. Si c’est un passage normal dans le développement du jeune enfant, à l’âge adulte cela relève du trouble anxieux. Néanmoins, avant de s’alarmer, il est bon de savoir que d’après de nombreuses études, il est nécessaire de présenter environ 11 fois (c’est une moyenne) un aliment nouveau à un enfant pour que celui-ci l’accepte.

La phobie de la déglutition ou la peur d’avaler. Elle survient pratiquement toujours suite à un traumatisme, tel qu’un étranglement avec un aliment (fausse route) ou des soins médicaux douloureux au niveau de la gorge. De peur de revivre cet évènement pénible, la personne ou l’enfant n’accepte plus que des aliments sous forme liquide et refuse les morceaux.

> Les autres phobies. Il existe autant de phobies que de phobiques. Ces peurs, qui se traduisent par une distinction très nette entre les aliments interdits, tabous et les autres, sont difficiles à expliquer, mais témoignent toujours d’une grande anxiété et souvent d’une atteinte grave de la personnalité. Pour n’en citer que quelques unes…
– refus catégorique de manger des aliments d’une certaine couleur
– à l’inverse, volonté de ne consommer que les aliments d’une même couleur
– Rejet du cuit ou du cru
– Peur panique d’être contaminés par des microbes alimentaires ou d’être empoisonnés…

> LES CAUSES ET ORIGINES

Female legs standing on floor scales with centimeterUne grande diversité de facteurs peuvent être à l’origine d’un Trouble du Comportement Alimentaire. Dans la plupart des cas, le trouble survient suite à un évènement dit déclencheur, le plus souvent un traumatisme

Les troubles de l’alimentation sont plus fréquents dans les sociétés industrialisées et sont en augmentation régulière depuis plusieurs décennies. Ils sont généralement associés à un problème d’image causé par les idéaux de beauté inaccessibles des sociétés occidentales.
Les femmes sont beaucoup plus enclines que les hommes à souffrir de certains des ces troubles, notamment l’anorexie, alors qu’on retrouve presque autant de cas d’hyperphagie boulimique chez l’homme que chez la femme. On constate généralement les premiers signes de troubles de l’alimentation chez les adolescents et les jeunes adultes.

Le comportement alimentaire dépend de facteurs génétiques et psychologiques individuels, mais il est également influencé par des facteurs environnementaux, familiaux et socioculturels.

Les troubles des conduites alimentaires sont donc la résultante de facteurs multiples :

  • Facteurs génétiques : la fréquence de l’anorexie mentale est plus élevée chez les apparentés au premier degré de femmes anorexiques (parents, fratrie, enfants).
  • Facteurs psychologiques et traits de personnalité : différents facteurs psychologiques sont en cause : des épisodes dépressifs, des troubles de la personnalité, une faible estime de soi, un perfectionnisme, un besoin de contrôle ou un besoin d’attention, sont plus souvent présents chez les personnes présentant des troubles du comportement alimentaire.
    Les personnes qui souffrent de TCA ont du mal à contenir certaines émotions comme le stress ou l’anxiété et trouvent dans leur comportement alimentaire le moyen de les réguler ou les dévier.
  • Facteurs familiaux : les familles ont longtemps été accusées d’être responsables de l’anorexie de leur adolescent. Toutefois, dans les années 1980, des études ont montré qu’il n’en était rien. En revanche, la vie familiale est profondément perturbée par la présence d’une personne ayant des troubles du comportement alimentaire. La façon dont la famille va réagir et se mobiliser, avec l’aide de l’équipe médicale, est très importante. L’accompagnement familial est une nécessité.
  • Facteurs neurobiologiques : les modifications neurologiques et métaboliques (facteurs endocriniens) des systèmes de régulation de l’appétit peuvent influer sur les troubles du comportement alimentaire et leur chronicité. Certaines études semblent ainsi mettre en évidence une altération du niveau de sérotonine, un liquide qui assure la jonction et la communication entre les neurones. La sérotonine régule entre autre l’humeur et l’appétit.
  • Le rôle des facteurs socioculturels est difficile à mettre en évidence. Plusieurs études ont montré que les pathologies alimentaires étaient plus fréquentes dans certains milieux où le corps idéalisé est au centre de l’activité professionnelle (danseurs, mannequins, sportifs de haut niveau…). Le « culte de la minceur » des sociétés occidentales met le corps de personnes minces voire maigres sur un piédestal, créant un idéal de beauté inaccessible, un idéal qu’il est nuisible d’atteindre. Cet idéal impossible a un impact négatif exacerbé sur la perception du corps des personnes souffrant de détresse psychologique.

> LES CONSÉQUENCES

La dangerosité de l’anorexie mentale est souvent sous-estimée, voire niée. Des sites Internet, des sectes et des personnes vantant les médecines parallèles valorisent même l’extrême minceur.

Conséquences immédiates

Détérioration de l’état général : fonte musculaire, chute de la température corporelle, déshydratation, troubles hormonaux, constipation résistante…

Conséquences à long terme

• Somatiques : retard de puberté, problème de fertilité, fausses couches, prématurité, enfant dysmature, retard ou blocage de croissance, atteinte osseuse, ostéopénie exposant au risque d’ostéoporose.

Retentissement grave sur le système cardio-vasculaire, voire mortel : hypotension, troubles du rythme cardiaque.

Anomalies cérébrales, parfois incomplètement réversibles après renutrition.

• Psychologiques : dépression, anxiété, trouble obsessionnel compulsif.

• Sociales : restriction des sorties, contacts, échanges et activités.

L’enfant ou l’adolescent anorexique est en danger, parfois pour sa vie et toujours pour sa croissance et son devenir.

> QUAND S’INQUIÉTER? QUAND CONSULTER?

• Dans le cas de l’anorexie, la perte de poids se poursuit au-delà d’un poids de référence minimum.

Les préoccupations autour de la nourriture et/ou la forme du corps envahissent l’ensemble du fonctionnement psychique et des relations sociales et l’occasion de conflits systématiques et violents avec l’entourage.

Des signes secondaires apparaissent : disparition des règles, hyperpilosité…

Des vomissements provoqués apparaissent.

8b28cd6c22df21d49b274e18547d1dc7-apple-art-surrealism-artLes troubles peuvent être transitoires ou durables et alors parfois devenir invalidants, engendrant même un risque vital.

Les TCA enferment leurs victimes dans une souffrance solitaire dont il est très difficile de sortir sans l’aide de spécialistes. Ils nécessitent une approche qui soit à la fois nutritionnelle, comportementale et psychologique.

La prise en charge des TCA doit se faire aussi vite que possible. Outre les conséquences importantes sur la santé des personnes qui en souffrent, ils sont souvent le symptôme d’une détresse psychologique et donnent lieu à une détresse plus importante encore puisqu’ils sont associés à un sentiment de honte, de dégoût et de rejet de soi.

Quand l’état de malnutrition est très avancé ou quand la personne souffrant d’un trouble risque de s’en prendre à son intégrité physique, son hospitalisation est indiquée.
Une partie des patients connaissent au moins une rechute malgré leur volonté de quitter un comportement dont ils souffrent. Un accompagnement psychologique sur le long terme est donc essentiel.

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> UNE FOURCHETTE DE CHIFFRES

En 2009, dans le monde, 32 % des plus de 18 ans (soit 14 millions de personnes) sont en surpoids et 14,5 % (soit 6,5 millions) répondent aux critères de l’obésité. 

En moins de 20 ans, le nombre de personnes boulimiques a doublé en France. On compte 83% de femmes et 17% d’hommes.

L’anorexie toucherait 1 à 2% des femmes, souvent âgées entre 12 et 20 ans et tue chaque année 10% de ses victimes.

Chiffres annoncés sur le site de la Sécurité sociale :
L’anorexie mentale est une pathologie relativement rare (entre 0,9 et 1,5 % des femmes et 0,2 à 0,3 % des hommes). Elle touche en majorité les filles (90 % des cas). Les pics d’apparition de la maladie se situent entre 13–14 ans et 16–17 ans. Toutefois, l’anorexie mentale peut apparaître dans l’enfance ou à l’âge adulte. Des troubles du comportement alimentaire sont parfois observés chez les nourrissons. Au moins 20 % des anorexiques présenteraient des conduites boulimiques associées avec des comportements compensatoires sous forme de vomissements.

La boulimie touche environ 1,5 % des 11–20 ans et concerne majoritairement les jeunes filles (environ six filles pour un garçon). La boulimie débute généralement plus tard que l’anorexie, avec un pic de fréquence vers 19–20 ans.

L’hyperphagie boulimique touche de manière pratiquement équivalente les hommes et les femmes, et apparaît souvent à l’âge adulte.

Une étude menée en France en 2008 auprès d’adolescents dans leur 18e année indique que l’anorexie mentale a concerné 0,5 % des filles et 0,03 % des garçons entre 12 et 17 ans (INSERM).

Consultations en Hypnose et Thérapies Brèves pour les Troubles du Comportement Alimentaire : ICI

Contre-manipulation : conseils pour se protéger d’un manipulateur

Lorsque vous dites « oui » aux autres, assurez-vous que vous ne vous dites pas « non » à vous même!
Paolo Coelho

pantin-mainLe moyen le plus efficace de se protéger d’un manipulateur est de ne plus avoir affaire à lui, de l’éliminer de son entourage, de couper définitivement les ponts! Cependant, ce n’est pas toujours possible. Lorsque le manipulateur ou la manipulatrice est votre époux(se), votre patron, votre collègue de travail, votre père, votre mère, votre frère, votre sœur, votre beau-frère, votre belle-mère… Ce n’est pas si simple. Le contact peut nous être imposé de façon plus ou moins régulière. Dans le meilleur des cas, il faudra au minimum cohabiter le temps de prendre ses dispositions (divorcer, trouver un autre emploi… ). Dans ce cas, il faut mettre en place une stratégie, la contre-manipulation, d’une part pour se protéger et d’autre part pour faire cesser ces agissements.

La contre-manipulation ne relève pas de la manipulation. Il s’agit d’un ensemble de techniques permettant de contre-carrer le manipulateur pour ne pas lui donner prise sur nous. C’est facile à comprendre, beaucoup moins à mettre en application. Cela demande de nous débarrasser de nos vieux réflexes et de nos conditionnements, instaurés depuis notre plus tendre enfance, héritage de notre éducation, de notre milieu socio-culturel… Il faut également être capable d’analyser la situation, être conscient de ce qui se joue, de prendre du recul et de lâcher-prise. Rien que ça! C’est d’autant moins évident lorsque les émotions et les sentiments rentrent en ligne de compte!

Pour autant, il est possible d’apprendre à se positionner différemment, à communiquer autrement, non pas pour manipuler à notre tour, mais pour ne pas donner au manipulateur l’opportunité de s’engouffrer dans une de nos failles émotionnelles mais au contraire qu’il se heurte à notre indifférence, que ses tentatives de manipulation « glissent » sur nous.

Si vous n’arrivez pas à contre-manipuler du premier coup, ne vous découragez surtout pas! J’ai même envie de dire : « Tant mieux! ». C’est la preuve que vous ne fonctionnez pas comme le manipulateur, que ce mode de fonctionnement n’est pas inné chez vous! Bonne nouvelle : vous n’êtes pas un(e) manipulateur(trice)!

Ne lâchez rien! Avec de l’entraînement, vous y arriverez de mieux en mieux! Une petite victoire à chaque fois vous permettra doucement de retrouver confiance en vous! Confiance systématiquement et parfois profondément mise à mal par le manipulateur…

L’une des principales armes du manipulateur est l’usage de la « technique du
brouillard ».
Il utilise volontairement un langage flou et artificiel.
Dans une communication ordinaire, le but est bien évidemment d’échanger des idées
claires et précises, de comprendre et de se faire comprendre. Le manipulateur ne
partage pas du tout ce point de vue. Comment procède-t-il et pourquoi?

  • Il ne termine pas ses phrases et utilise volontairement des formulations ou des mots ambiguës qui peuvent avoir plusieurs sens.
    En manquant de clarté, il nous laisse interpréter ses propos. Ainsi, le manipulateur peut changer d’avis à sa guise sans que son jeu ne soit découvert. Il pourra toujours répondre « Je n’ai jamais dit cela! Tu inventes! Tu as mal compris! », « C’est toujours pareil avec toi! Tu ne comprends jamais rien! Tu interprètes mes propos comme ça t’arrange! Tu prends tes désirs pour des réalités! »…
    Il pourra même aller encore plus loin, avec une mauvaise foi inébranlable, en rejetant les accusations sur vous et/ou vous faisant passer pour fou/folle : « Je n’ai jamais dit cela! Tu es FOLLE ma pauvre! ».
    C’est une manière de se déresponsabiliser. Ses dires, ses promesses ne l’engagent à rien. Il peut vous faire miroiter monts et merveilles, passer pour quelqu’un de généreux et bienveillant à votre égard, afin obtenir ce qu’il souhaite (vos faveurs, un service, de l’argent…), sans jamais avoir l’intention de tenir parole.
    Enfin, le flou provoque un genre de mystère autour du manipulateur, qui peut parfois séduire certaines personnes.
  • Il peut aussi employer un vocabulaire très spécifique ou très « cultivé » incompréhensible pour les non-initiés ou pour une personne issue d’un autre milieu socio-culturel. Ceci est fait exprès dans le but précisément d’être incompréhensible. Embarrassés, nous n’oserons pas dévoiler notre (soi-disant) ignorance. De cette façon, le manipulateur nous rabaisse intellectuellement, nous dévalorise à nos propres yeux et au regard des autres. Il impose ainsi son autorité et nous maintien sous sa coupe. Il se donne de l’importance et du pouvoir, nous imposant le rôle de la « potiche » ou de « faire-valoir » à ses côtés.

Communiquer avec un manipulateur, c’est donc une épreuve. Nous devons rester sur nos gardes et être vigilants en permanence.
Refuser la manipulation, c’est aussi accepter de passer pour une « mauvaise fille », un « mari égoïste » ou un « collègue difficile ». Il faut donc renoncer à une image idéale de soi. Vous y parviendrez en prenant conscience de votre valeur. Et cela se travaille. Vous deviendrez peut-être moins « aimable » aux yeux du manipulateur, mais en vous libérant de ce regard extérieur, vous gagnerez un bien précieux : votre liberté!

1> La première étape pour pouvoir contre-carrer un manipulateur c’est de retrouver confiance en soi, de restaurer l’estime de soi que le manipulateur s’est évertué à démolir. Ensuite, il faut être capable d’identifier les tentatives de manipulation.

  • Comprenez quels sont les outils privilégiés du manipulateur qui lui permette d’atteindre rapidement son but.
    Cessez de culpabiliser et arrêtez de croire que vous êtes responsable! Comprenez que les fautes qu’il vous impute sont imaginaires. Vous pousser à la faute est son objectif. Ne craquez pas. Il jubilerait!
  • Bétonnez-vous! Imaginez qu’il ne peut rien contre vous, qu’il n’a aucune prise sur vous. Pour le désacraliser donnez lui un surnom, à la hauteur de ce qu’il est : « Le poison », « La guêpe », « L’araignée », « Le vampire », « Le monstre », « Le microbe », « Le minus »… Soyez créatif ! Plus ce sera drôle, moins vous aurez peur de lui !
    Si son numéro est dans votre agenda téléphonique, désignez-le sous ce surnom. Ainsi, chaque fois que votre téléphone sonnera, cela vous rappellera immédiatement de rester sur vos gardes afin de ne pas tomber dans le piège de sa manipulation.
    Un autre moyen efficace. Prenez sa photo ou écrivez son nom sur une feuille. Collez-là sur un vieux coussin que vous pourrez utiliser comme puching ball ou piétiner à volonté pour vous défouler et expulser cette colère transmise…£
  • Analysez froidement les faits, rien que les faits. Prenez du recul pour réfléchir. Ne laissez pas les émotions affectives prendre le dessus. Relativisez !
  • Faites confiance à votre ressenti. Votre instinct est votre allié. Il n’y a pas de raison que vous ressentiez des sensations désagréables, de culpabilité, de peur, de mal-être, de frustration… en présence d’une personne bienveillante!
  • Identifiez le chantage affectif dès que la personne insiste au nom d’un « lien » alors que vous refusez avec des arguments valables. Surtout si cela va à l’encontre du respect de vos besoins et désirs. Respectez-vous! Et faites-vous respecter.
  • Détectez la manipulation dès que l’interlocuteur se positionne en victime pour faire appel à vos sentiments ou à votre pitié pour vous faire céder.
  • Prenez conscience de la manœuvre affective dès qu’une menace, clairement formulée ou sous-entendue, apparaît dans le discours de l’autre : menace de séparation, de punition, de remplacement, de suicide… Attention, la menace est souvent implicite. C’est une arme de choix face à la personne manipulée et bienveillante qui manque généralement de confiance en elle!
  • Gardez à l’esprit que le mensonge ne pose aucun problème au manipulateur. Il peut prendre des formes détournées, plus sournoises : mauvaise foi, information partielle, changement d’opinion sans scrupule…
  • Essayez de ne pas rester seul avec le manipulateur. Faire en sorte d’être toujours entouré de témoins. D’une part, cela limite l’action du manipulateur qui prend soin de son image de marque en public. D’autre part, dans certains contextes, ces personnes pourront éventuellement témoigner (Prud’hommes, divorce, tribunal…).
  • Si la manipulation intervient dans le cadre professionnel, munissez-vous d’un calepin ou d’un agenda et notez tout ce que le manipulateur vous demande de faire et relisez-le à voix haute devant lui.
    Une solution encore plus fiable afin d’éviter les contestations futures : le mail. Laissez des traces le plus précises possible. Récapitulez point par point ce qui vous a été demandé. Faites-le valider.
    « Suite à votre demande/à notre conversation, je vous informe/je vous confirme que… »
    « Merci de me confirmer votre volonté de… »
    « Faisant suite à votre demande… »
    « Voici la liste de ce que vous m’avez demandé. Pourriez-vous m’indiqué si je n’ai rien omis, svp ».
    Qui ne dit mot consent. Même sans réponse, vous êtes protégé.
    Prenez soin d’imprimer ces mails et de les emporter chez vous.

2 > Une fois que vous êtes capable de reconnaître chaque tentative de manipulation, réagissez SYSTÉMATIQUEMENT. Ne laissez rien passer! Il faut répliquer du tac au tac à chaque remarque, mais sans agressivité. En réagissant ainsi, vous montrez que vous n’êtes pas dupe. Le manipulateur comprendra vite à qui il a affaire et usera de sa manipulation sur quelqu’un d’autre.

3 > Il faut lever les flous, chasser le brouillard.
Chaque fois qu’un manipulateur essaye de rester dans le flou, il faut l’obliger à être clair, à préciser sa pensée :

  • Le manipulateur fait des phrases évasives ou ambiguës : reformulez sa phrase et demandez lui de valider :  » C’est bien ça que tu est en train de me dire? « ,  » Si je comprends bien, tu me dis que… » …
  • Le manipulateur fait des sous-entendus : demandez lui d’être précis : » Tu veux dire quoi exactement? « ,  » Je ne comprends pas, pourrais-tu préciser ta pensée? »…
  • Le manipulateur ne s’engage pas. Faites lui prendre position au fur et à mesure : « Concrètement, qu’est-ce que tu vas faire ? ».
  • Le manipulateur détourne les conversations et finit pas vous égarer : revenez au vrai sujet de la conversation : « Ma question initiale était …, mais je crois que tu n’y as pas encore répondu. J’aimerais que tu y répondes maintenant ».

4 > Vous ne devez plus lui laisser l’opportunité d’avoir de prise sur vous. Il vaut mieux éviter toute discussion avec un manipulateur ou s’en tenir aux banalités d’usage, la pluie, le beau temps… Il faut impérativement éviter de vous confier à lui/elle, même si depuis quelques temps, il/elle vous paraît plus agréable. A travers ce que vous allez lui dire, même concernant les choses les plus anodines, le manipulateur puise une foule d’informations (ce que vous aimez, ce qui vous touche, ce qui vous tient à cœur, comment vous fonctionnez…) qu’il pourra utiliser plus tard contre vous, pour vous déstabiliser, vous rabaisser ou vous culpabiliser.

Ne parlez jamais de vos émotions! Faites des phrases courtes. Utilisez des phrases toutes faites, les proverbes et les principes. Comme lui, restez dans le flou. Utilisez le « on », plus général, qui ne vous implique pas directement. Faites de l’humour ou de l’auto-dérision dès que le contexte s’y prête. Souriez, surtout en fin de phrase. Montrez vous détaché. Evitez l’agressivité. Restez toujours poli et courtois même si vous enragez au fond de vous! S’il le voit, il a gagné! Gardez toujours cela à l’esprit. N’entrez pas dans la discussion si elle ne mène à rien ou à la dévalorisation. Utilisez l’ironie seulement si vous renvoyez un message et si vous êtes sûr de vous. Ne vous justifiez pas ! Vous défendre ou tenter de lui faire entendre raison donne prise au manipulateur. Lorsque le manipulateur détourne le sujet, revenez-y immédiatement. Feignez verbalement l’indifférence, le but étant de vous protéger, en ne réagissant pas à ses provocations :

C’est votre opinion… Vous (on) pouvez (peut) le penser…
Vous (on) pouvez (peut) le croire…
C’est une (votre) interprétation… Vous (on) pouvez (peut) le voir sous cet angle…
Vous le voyez (prenez) comme vous voulez… Vous avez le droit de le penser…
Je peux vous dire oui si c’est ce que vous voulez entendre… Si vous le dites…
Si vous le pensez… C’est une façon de voir…
Oh ! On parle souvent de choses que l’on ne connaît pas…
Vous ne voyez qu’une partie des choses, c’est normal…
Quand on ne sait pas, on peut toujours se l’imaginer…
Vous pouvez vous l’imaginer…
J’ai une opinion différente… C’est possible… C’est possible, pour vous/toi… C’est vrai…
C’est exact… N’est-ce pas !?… Cela peut arriver… Je n’ai pas le don de voyant…
Il faut savoir l’être parfois… Et encore, vous ne savez pas tout…
J’ai dû prendre modèle sur quelqu’un…
Cela m’amuse de faire comme tout le monde justement…
Tout le monde le sait… Cela dépend… Ce n’est pas moi qui en parle apparemment…
C’est trop facile… Cela ne prend pas à tous les coups…
J’aime l’originalité… Et oui ! Je ne fais rien comme tout le monde…
Cela fait mon charme…
Tout le monde ne pense pas comme toi… Je ne suis pas de cet avis…
Chacun ses goûts !

Ces expressions répertoriées sont des réponses de protection contre de situations ou remarques manipulatrices issues du livre d’Isabelle Nazare-Aga, « Les manipulateurs sont parmi nous », Editions de l’Homme, 2005.

5 > Vous devez apprendre à dire non, sans vous justifier.
Pour vous y aider, vous pouvez utiliser la technique du disque rayé. Cette technique est redoutable pour commencer à s’affirmer. Elle peut être utilisée pour une demande comme pour un refus. Ce n’est pas parce que vous refusez UNE fois que l’autre ne va pas vous relancer. Cela consiste donc à répéter la même phrase, calmement et patiemment, à chaque fois que le manipulateur insiste, jusqu’à ce qu’il abandonne. Cette phrase, c’est par exemple :  » Je comprends bien, mais c’est non « , tout simplement.

Les règles d’or pour que cette technique fonctionne :

• Rester calme. Les phrases doivent être reformulées de façon toujours plus gentilles, mais fermes. Il ne faut pas s’énerver et ne jamais employer ni agressivité, ni ironie.

• Il faut adapter la répétition. Reformuler sa demande ou son refus pour que le manipulateur n’ai pas l’impression que vous vous moquez de lui.

• Garder le cap. Ne pas dériver, se justifier ou en dire trop. Ne craquez pas! En vous justifiant vous pourriez donner des arguments à votre interlocuteur pour vous déstabiliser.

6 > Vous devez contrôler vos émotions
Le manipulateur cherche à vous déstabiliser en vous faisant ressentir des émotions désagréables : culpabilité, honte, peur…
Face au manipulateur le contrôle de soi est nécessaire. C’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile. Il ne doit pas sentir que ses propos ont un impact sur vous. Essayez de voir clair dans son jeu et ne vous laissez pas abuser. Même si vous êtes déstabilisé, le manipulateur ne doit pas s’en rendre compte. Prenez du recul et jouez l’indifférence. Analysez ces sentiments déplaisants que vous ressentez sous l’effet de la manipulation. Tenez bon et prenez votre décision sans tenir compte de ces émotions.

7 >Dénoncez son comportement en public
Vous remarquerez que le manipulateur agit rarement en public. Ou alors de manière tellement fine et insidieuse que personne ne verra la perfidie dissimulée derrière ses propos. En société, le manipulateur passe généralement pour quelqu’un de charmant, y compris avec vous. Il en va de son image qu’il tient absolument à préserver intacte. C’est l’époux(se) idéal(e), le parent attentif et attentionné… Généralement la manipulation se manifeste plutôt en privé, rarement devant témoins. Ce qui rend la manipulation d’autant plus difficile à prouver.

Si le manipulateur agit en public, une astuce pour qu’il vous laisse en paix, c’est de mettre sa manipulation en évidence devant tout le monde : « Tu cherches à me faire culpabiliser ? Tu sais comment cela s’appelle ? De la manipulation ! », « Tu essaies de me faire peur ? Tu tentes de me manipuler ? ». Le manipulateur sera fâché, mais il prendra peur, aussi. Et pour éviter que ses techniques de manipulation soient publiquement mises à jour, il abandonnera la manipulation sur vous.

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Exemple au sein du couple : Lors d’une soirée entre amis, vous êtes victime d’une attaque verbale de la part de votre conjoint. Il attend que votre assiette soit bien remplie pour lancer : « Je ne comprends pas pourquoi depuis 3 mois qu’elle est au régime, elle n’a pas perdu un gramme!? ». L’agression est dissimulée sous cette remarque formulée à demi-mots, de façon insidieuse et indirecte, puisqu’il ne s’adresse pas directement à vous. Cette formulation passera totalement inaperçue aux yeux de vos hôtes. En général, les témoins ne sont  pas à même de mesurer les enjeux, ni de décrypter qu’une phrase en apparence anodine camoufle en réalité une flèche assassine. Vous, vous savez qu’il essaie de vous déstabiliser, de vous mettre mal à l’aise et de vous culpabiliser sur votre surpoids. 

Résultat : votre réaction est immédiate. C’est la n-ième fois qu’il s’en prend à vous de cette manière. Poussée à bout, vous sortez de vos gongs, ce qui conduit à la dispute fatale. Blessée et pour préserver votre amour-propre, vous risquez de crier. C’est ce qu’il souhaite. Maintenant, il peut ouvertement vous taxer d’hystérique, de folle furieuse et montrer votre violence du doigt (alors qu’il a porté le premier coup!). Choquée, ridiculisée et humiliée, vous n’avez pas pu empêcher la colère de monter. Il a gagné ! Vous passez pour ce que vous n’êtes pas. Il pourra même se faire passer pour la victime qui subit votre mauvais caractère et votre tempérament impulsif à longueur de temps !

Réactions en contre-manipulation :
Il ne doit pas sentir que vous êtes blessée.

> L’humour décalé, 2d degré et légèreté, sourire, rire, tourner les choses à votre avantage : « Mes rondeurs font tout mon charme! Certains hommes apprécient! »
> Très calmement, souriante, mais un peu ironique, l’obliger à se dévoiler, l’inciter à se « mouiller » dans ses propos : « C’est quoi ton but? Tu cherches à me faire culpabiliser? A me mettre mal à l’aise face à nos amis? ».

Exemple avec votre mère ou votre belle-mère :
Vous n’avez pas eu d’autre choix que de confier vos enfants quelques heures à votre mère (ou à votre belle-mère, adaptez suivant votre cas). A peine arrivée pour les récupérer, vos enfants, fous de joie, commencent à se faire remarquer et à s’agiter. Classique! Il ne faut pas attendre longtemps pour entendre : « Avec moi, ils sont très sages! Dès que tu arrives, c’est systématiquement la foire! », sous-entendu que vous n’avez aucune autorité sur eux, que vous leur laissez tout faire… Vous serrez votre poing dans la poche. Vous n’allez pas vous disputer dès arrivée. Mais la suite arrive rapidement : « Tu dis toujours qu’ils n’aiment pas les légumes. Avec moi, ils ont mangé une pleine assiette de haricots verts! », sous-entendu que vous ne savez pas vous y prendre avec eux. La tension monte encore d’un cran, mais vous arrivez encore à vous maîtriser. Plus pour longtemps… Alors que le matin même, vous avez déposé vos enfants à l’école propres comme des sous neufs, vous découvrez une ouverture béante à l’extrémité des chaussures de votre ainé. « Tout de même, tu n’as pas honte de les mettre à l’école avec des baskets dans cet état? Mamie vous amènera en acheter des neufs la prochaine fois! », sous-entendu que vous êtes une mère laxiste, qui n’est décidément à la hauteur à aucun niveau et surtout, surtout, elle met sa propre « générosité » en valeur. Et là, naturellement vous finissez par exploser! C’était son but, il est atteint!
« Tu es mauvaise! Regarde comme tu me traîtres! Avec tout ce que je fais pour toi! Je ne mérite pas cela! Ce n’est pas étonnant que les enfants aient du mal à se contrôler avec leurs camarades avec l’exemple que tu leur donnes! »…
Et j’ai omis les « si j’étais toi, je ferai comme ça », « à ta place, je n’aurai pas fait comme ça, j’aurai fait autrement »…

Quel est le but de votre mère ou de votre belle-mère? Traquer toutes vos incompétences, réelles ou supposées, afin de vous dévaloriser dans votre rôle de mère. La mère c’est elle! Et il est hors de question qu’elle soit détrônée!!! Puisqu’elle vous démontre, jour après jour, que vous êtes une incapable et que, petit à petit, vous allez perdre toute confiance en vos capacités, vous resterez bien sagement une petite fille soumise (ou elle pourra garder la main-mise sur son fils, dans le cas de la belle-mère). Ainsi, elle conserve toute son autorité et son emprise sur vous!!!
Le fait de vous rabaisser est aussi un moyen de se mettre, elle, en valeur par effet de comparaison! Elle vous signifie que quoi que vous fassiez, vous ne lui arriverez jamais à la cheville.
Enfin, en vous poussant dans vos derniers retranchements, alors que vous vous débattez pour vous justifier et vous défendre de ses attaques en haussant maladroitement le ton, elle s’octroie de plein droit le rôle de pauvre victime et vous propulse du même coup dans le rôle de bourreau!

Réactions en contre-manipulation :
Très calmement, souriante
> la version ironique : « Heureusement qu’ils ont une grand-mère aussi parfaite pour palier les innombrables incompétences de leur mère! Qu’est-ce qu’on ferait sans toi!!! ».
> l’obliger à se dévoiler : « Tu essaies de me dire que je ne suis pas capable de faire ce qu’il faut pour mes enfants? Quelles sont tes intentions, me culpabiliser ou me dévaloriser devant mes enfants?

 J’espère que ces conseils vous seront utiles.

Comment fonctionne la manipulation

trh_manipulation_artwork1_wide-b3b9648e2f6fb9a829cc1d800adf7dada2e5f57e.jpgLa manipulation est assez courante. 97% d’entre-nous l’utilisent ponctuellement pour obtenir ce dont ils ont besoin ou envie, de façon plus ou moins consciente. Il n’y a rien d’inquiétant à cela. C’est un peu comme le mensonge. Qui n’a jamais menti? En revanche, pour les 3% restants, la manipulation est une stratégie systématique, un acte délibéré, qui procure au manipulateur une sensation de pouvoir, d’emprise, qui rassure son narcissisme défaillant. Là, on bascule dans la pathologie.

Le manipulateur va amener, de façon subtile, une personne à faire quelque chose qu’elle n’a pas l’intention de faire, sans qu’elle s’en rende compte. La poussant parfois, à aller à l’encontre de ses propres besoins, de ses propres aspirations, de ses valeurs, de ses convictions profondes… Cela peut parfois aller très loin.

Le manipulateur, pour arriver à se fins, provoque chez sa victime  des émotions désagréables : peur, culpabilité, dévalorisation, tristesse… Sous l’effet de ces sensations, la victime va se sentir obligée de répondre positivement à la demande, souvent à contre-cœur, mais sans pouvoir faire autrement. La prise de conscience de la manipulation vient souvent lorsqu’on commence à s’interroger sur ces émotions. Mais la plupart du temps, la victime de manipulateur n’a pas conscience de cette mécanique.

Il faut être deux pour que la manipulation fonctionne : le manipulateur et le manipulé. Si la personne manipulée prend conscience des manipulations et décide de s’en affranchir, elle peut déjouer les pièges du manipulateur et cesser d’être une victime. C’est extrêmement compliqué, mais pas insurmontable! (voir l’article suivant).

Comment fonctionne la manipulation ?

Le manipulateur a la capacité innée de « scanner » les personnalités en un éclair. Il est capable de détecter les failles psychologiques d’une personne en un temps record. Le principe est donc simple : le manipulateur va s’engouffrer subtilement dans cette faille, touchant la corde sensible de sa victime, provoquant ainsi une douleur intérieure chez elle.

Soit le manipulateur provoque un sentiment désagréable suggérant des conséquences déplaisantes : culpabilité, pitié, peur, tristesse… Soit au contraire, il va flatter sa victime et lui montrer l’immensité de son affection afin qu’elle ne puisse rien lui refuser de peur de le décevoir et de ne plus être apprécié par lui!

Susan Forward distingue quatre types de « manipulateur » :
le bourreau qui menace de vous punir : « Si tu me quittes, tu ne verras plus les enfants ».
le flagellant qui retourne la menace contre lui-même : « Si tu me quittes, je me suicide ».
le martyr ou l’éternelle victime qui brandit sa souffrance : « Comment peux-tu faire cela à ta pauvre mère ? Avec tout ce que je fais pour toi! »
le marchand de faux espoirs qui vous fait miroiter un avenir prometteur si vous répondez à sa requête : « Si tu acceptes de monter cette affaire avec moi, tu gagneras énormément d’argent ».
Je rajouterai le Pervers Narcissique Manipulateur capable d’utiliser l’ensemble de cette palette. Il fera l’objet d’un article spécifique.

Parmi les nombreuses techniques utilisées par le manipulateur, Isabelle Nazare-Aga nous explique la méthode très fréquente du « Cadeau piégé ». Par une utilisation abusive du principe de réciprocité (par ailleurs indispensable à une bonne cohésion sociale), le « donneur » maintient le « receveur » dans une position de débiteur. Le marché implicite est le suivant : « puisque je t’ai donné ceci, j’ai le droit d’exiger en retour cela ». Comment dire non à une personne si « gentille »? Le problème est que le donneur choisit quand et comment le receveur doit lui rendre la monnaie de sa pièce.

Pourquoi sommes nous manipulables ?

Pourquoi est-il si difficile pour la personne manipulée de réagir sainement ? « Parce que le manipulateur utilise des croyances familiales et sociales afin d’induire chez sa victime un lourd sentiment de faute morale », explique Isabelle Nazare-Aga.

Exemples de croyances types : les enfants sont débiteurs de leurs parents (parce que ces derniers leur ont donné la vie, parce qu’ils se sont « sacrifiés » pour eux, etc.), c’est dans le malheur que l’on reconnaît ses vrais amis…

La culpabilité qu’instille le manipulateur dans l’esprit de sa victime détériore l’image positive de cette dernière. Abandon, égoïsme, injustice, trahison sont les points sensibles sur lesquels le manipulateur appuie dans l’intention de faire mal. Il procède souvent par insinuation. Il n’exprime jamais une demande claire et vous réduit à l’impuissance. Exemple : une mère malade, toussant très fort au téléphone, s’arrange pour glisser sur un ton plaintif à sa fille qu’elle ne mange plus depuis trois jours parce qu’elle n’a pas le courage de faire ses courses. Mais, surtout, elle ne demande rien…

Quand la victime n’a pas conscience de la manipulation, elle se laisse naturellement manipuler. En cédant, elle espère mettre cette souffrance intérieure que le manipulateur a créée en elle et pense ainsi échapper à des conséquences fâcheuses.

Lorsque la victime a conscience de la manipulation, elle a deux choix possibles :

  • elle peut refuser la manipulation et alors subir les sentiments et les conséquences pénibles que cela implique.
  • ou bien elle peut accepter de se laisser manipuler, ce qui semble plus facile à court terme et à priori moins désagréable.

Quelques exemples :
• Face à votre colère, le manipulateur va se mettre à pleurer pour vous attendrir. Vous culpabilisez d’être à l’origine de sa peine, vous avez pitié de sa soi-disant détresse… Vous pensez avoir été trop dur. Vous ne supportez pas de le voir pleurerVous cédez!
• Il/elle vous fait une scène en public et hurle. Par gêne et par honte, vous cédez pour ne plus l’entendre crier! A court terme, c’est la solution la plus facile et la plus rapide (cas très fréquent avec les enfants dans les magasins).
• Il/elle vous culpabilise : « A cause de toi, je… ». Vous vous sentez coupable et responsable de ce qui lui arrive. Vous préférez vous excuser plutôt que ressentir cette culpabilité. Vous cédez!
• Il/elle boude. Vous souffrez de ce silence, vous cédez!
• Il vous flatte. Vous avez accepté ses compliments et vous souhaitez qu’il continue à vous apprécier. Il vous serait insupportable de le décevoir, vous préférez faire ce qu’il vous demande.

Bien sûr, accepter une manipulation, c’est penser à court terme. Car le manipulateur saura que la manipulation fonctionne sur nous. Alors il recommencera. Encore. Et encore. En sa compagnie, nous ressentirons des sentiments désagréables et pénibles de façon quasi permanente. Nous culpabiliserons, nous serons tristes, nous aurons peur, nous nous découragerons… A long terme, les conséquences de la manipulation sont bien plus néfastes. 

Si nous ne pouvons couper les ponts définitivement avec un manipulateur. La seule solution est d’apprendre à s’en protéger et à s’affirmer face à lui.

Comment démasquer un pervers narcissique manipulateur

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Utilisée à toutes les sauces, l’expression « pervers narcissique » s’est banalisée dans le langage courant et y a perdu de son sens. Nous sommes tous susceptibles d’utiliser à un moment ou à un autre des mécanismes de perversion narcissique, sans être pour autant des pervers narcissiques. Le problème survient lorsque cela devient un mode de fonctionnement pathologique. Ces personnes déploient alors des stratégies nuisibles à celles qu’elles désignent comme victime.

Voici quelques clés pour identifier un « vrai » Pervers Narcissique Manipulateur au sens psychiatrique. Attention, même si en français le masculin l’emporte, n’ayez pas la naïveté de croire que les perverses narcissiques manipulatrices n’existent pas! Elles sont même souvent beaucoup plus fines et plus subtiles dans leurs agissements que leurs alter égos masculins! Ainsi, il sera d’autant plus difficile de les identifier que dans notre inconscient la féminité est faite de bienveillance, de douceur, de fibre maternelle…

Le pervers narcissique est obligatoirement un proche de sa victime. Il existe toujours un lien de nature filiale, familiale, amoureuse ou encore de subordination (dans le milieu professionnel), entre le bourreau et la victime. Ce qui explique pourquoi il est si difficile pour la victime de s’extirper de cette emprise émotionnelle et de cette relation toxique.

En apparence, les pervers narcissiques ont une très haute opinion d’eux-même et un besoin excessif d’être admiré. En réalité, il s’agit de personnes en grande fragilité psychologique, incapables d’affronter leur propre peur, leur « chaos » intérieur, et qui projettent sur l’autre leurs propres défauts pour éviter de reconnaître leur mal-être : c’est « l’identification projective ».
Ils utilisent les « failles » psychologiques des autres à des fins personnelles, les considérant comme des « objets » à manipuler.

La perversion narcissique est une pathologie complexe. L’objectif du pervers narcissique est d’annihiler l’estime de soi de sa victime, de détruire sa richesse intérieure (ses émotions, ses sentiments, ses pensées, ses valeurs, sa créativité…). Son but ultime étant de ​nier le sentiment d’exister de l’autre. Ce qui est très puissant !

Ce processus se déroule en 3 étapes qui peuvent être plus ou moins rapides dans le temps. Elles peuvent même se superposer :

1> La phase de séduction/fascination

Le pervers narcissique aime séduire et briller en société. Il fait preuve d’assurance. C’est d’ailleurs ainsi qu’il attire sa victime dans ses filets pour mieux la manipuler à ses dépens par la suite. Dans le cadre d’une relation amoureuse, le pervers narcissique s’engagera rapidement et créera un début d’histoire intense donnant à sa victime le sentiment d’être l’Élue. Jamais personne ne vous a mieux compris. Personne n’a jamais été aussi prévenant et attentionné envers vous. Vous vivez un véritable conte de fée! Le pervers narcissique sait créer un lien d’attachement fort menant déjà à une forme d’emprise. Il ferre sa proie!

2> La phase d’affaiblissement de la victime par le doute, la dévalorisation et l’isolement

Dans une seconde phase, les liens vont être resserrés de façon exclusive, œuvrant ainsi à isoler sa victime de sa famille, de ses amis… Une fois sa victime socialement isolée vient sournoisement le temps de la dévalorisation constante. Le pervers narcissique va opérer un retournement à 360° et commencer à déprécier sa cible, lui faisant progressivement et insidieusement croire qu’elle n’est pas digne d’être aimée en dehors du couple. Elle doit donc s’estimer chanceuse que quelqu’un comme lui puisse s’intéresser à elle.

Aucune agressivité, en public en tout cas, car le pervers narcissique tient avant tout à préserver son image de marque. La violence sera donc surtout psychologique. Les critiques et reproches se font à huis clos ou de façon insidieuse devant témoins, rendant le mécanisme de dévalorisation invisible aux yeux des autres.

3> La phase de dénarcissisation et d’annihilation

Lors de la troisième phase, le phénomène s’amplifie et la liste des incompétences attribuées à la victime s’allonge : jugée inintéressante intellectuellement, inapte à gérer ses émotions correctement, incapable de choix convenables et pertinents. Tout est sujet à critique : tenue vestimentaire, coiffure, goûts et choix personnels, activité professionnelle, loisirs… Certains membres de la famille, certains amis, seront également jugés ennuyeux voire toxiques.

Le pervers narcissique utilise parallèlement différents mécanismes pour atteindre sa cible tout en semant le doute sur la réalité de ses attaques :

• Le mécanisme du désaveu :​ doté d’une mauvaise foi à toute épreuve, il niera avoir dit ou demandé quelque chose.

• La communication paradoxale : ​il demande successivement quelque chose et son contraire. Nous nous le verrons plus en détail dans un prochain article sur la contre-manipulation. Dans l’intimité, « le pervers » souffle le chaud et le froid en permanence. Cette communication paradoxale et volontairement floue et ambiguë (« la technique du brouillard »), distillant des informations contradictoires, est un autre moyen de dévaloriser et de briser psychologiquement sa victime. Celle-ci commence à se remettre en question, à se demander si elle a bien compris, si elle n’est pas folle…

La relation de dépendance qui se construit entre la victime et son bourreau se renforce à mesure que l’attitude du pervers narcissique oscille comme un pendule.

• L’annulation : ​il​ ​ignore sa victime ou bien il la néglige en s’adressant à elle indirectement. Le refus du dialogue, les silences étant une façon de dire, sans l’exprimer avec des mots, que l’autre n’a pas assez de valeur pour que l’on s’adresse pleinement à lui. Par ailleurs, il peut aussi nommer avec conviction les pensées, les émotions et les intentions de sa victime en tentant ainsi de lui faire croire qu’il connaît mieux qu’elle ses sentiments, ses besoins, ses envies…

• L’isolement : ​diviser pour mieux régner! en privant sa victime de relations sociales et d’informations extérieures, en la mettant « au placard » dans le contexte professionnel, le pervers narcissique empêche que se mettent en place une solidarité défensive autour d’elle. C’est aussi un moyen d’éviter d’être démasqué.

• L’usage pervers de la langue : ​il détourne le langage pour sa forme, non pour son fond, l’utilisant comme une arme. En avançant ​sous couvert de faux-humours, d’un vocabulaire souvent technique, il attaque mais ne dialogue pas. Ce faisant, il s’autoproclame le représentant exclusif de pseudo-valeurs que les autres ne respecteraient pas.

• Le déni et la disqualification : Le pervers narcissique est dans le déni permanent. Tenter de lui faire comprendre ses torts est un combat perdu d’avance! Il ne reconnaîtra jamais la réalité. Toute remise en cause lui est impossible. Il est incapable de reconnaître ses erreurs et d’endosser une quelconque responsabilité. Il rejettera systématiquement la faute sur l’autre. Si la victime tente d’instaurer un dialogue constructif, le pervers narcissique va invariablement disqualifier sa parole. Cette posture se traduit par des paroles culpabilisantes et dénigrantes. Il ira même jusqu’à faire passer l’autre pour fou.

• Les alliances complices ou témoins aveugles : ​en œuvrant masqué, le pervers narcissique manipule également l’entourage de sa victime et réussit à le retourner contre cette dernière ! Il jubile en mettant sa victime en état d’impuissance avec la participation du plus grand nombre de témoins-otages et/ou de complices actifs ou passifs. Si une personne reste lucide et insensible à ses manipulations, il fera en sorte de la discréditer et de l’éliminer rapidement de l’entourage.

Et l’amour dans tout ça ?
« Le pervers narcissique est incapable d’aimer. On ne peut d’ailleurs pas le changer. Si sa victime le quitte, il en trouvera une autre » explique Jean-Charles Bouchoux, spécialiste de la question, soulignant le cercle vicieux de la perversion narcissique.

Le pervers narcissique créé un lien de dépendance affective mais pas d’amour. Il ignore les sentiments profonds et véritables autres que ceux de revanche et d’hostilité du lien considéré comme dangereux. Par exemple, lorsqu’il offre un cadeau, ce n’est que pour humilier sa victime. Soit que ce présent est démesuré (la victime devra être éternellement redevable), soit qu’il est inadapté pour la personne (niant ses goûts), soit encore qu’il est insignifiant (à la hauteur de la valeur que la personne représente à ses yeux).

En cas de séparation ou de décès, il sera incapable d’éprouver de réels sentiments de tristesse et de deuil. Il pourra se montrer déprimé mais sera en réalité indifférent. Dans le cadre d’une séparation, nous seront face à du ressentiment avec un désir de vengeance. Ayant besoin d’une personne cible, il fera tout pour que cette dernière pense ne pas être capable de redevenir indépendante. Les menaces iront bon train. Même séparés, il mènera la vie dure à son ex. Dans ce cas, malheureusement, les enfants seront souvent instrumentalisés! Ils peuvent même servir de substitut et devenir la nouvelle cible du pervers narcissique!

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Voici 20 points qui vous permettront de démasquer un pervers narcissique.

1> Vampirisation de l’énergie de l’autre : l’expression « se faire bouffer » prend ici tout son sens!
2>  Absence d’empathie / Froideur émotionnelle.
3> Insatisfaction chronique. Il y a toujours une raison pour que ça n’aille pas. Raison toujours imputée aux autres.
4> Attitude rabaissante, disqualifiante envers les autres pour se faire valoir. Dénigrement permanent : dissimulé sous de l’humour au début, sous couvert de fausse bienveillance parfois, puis de plus en plus directement.
5> Indifférence voire négation totale des besoins et désirs de l’autre.
6> Stratégie d’isolement de sa proie.
7> Egocentrisme forcené.
8> Culpabilisation de l’autre.
9> Incapacité à se remettre en cause et à demander pardon (sauf par stratégie).
10> Déni de la réalité.
11> Double jeu. Le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, attentionné, altruiste en public et tyrannique, sombre, destructeur en privé.
12> Obsession de l’image qu’il donne à l’extérieur / Attention particulière aux « Quen dira-t-on ».
13> Maniement redoutable de la rhétorique : la discussion pour désamorcer le conflit tourne à vide.
14> Alternance de chaud et de froid / maîtrise de l’art de savoir jusqu’où aller trop loin.
15> Psychorigidité.
16> Anxiété profonde réelle ou feinte.
17>Ne supporte pas le bien-être des autres / Besoin compulsif de gâcher toute joie autour de lui.
18> Inversion des rôles : il se fait passer pour la victime, alors que c’est toujours lui qui porte le premier coup et que l’attitude des autres n’est que réactionnelle à ses attaques. Il peut également jouer la victime pour obtenir ce qu’il désire.
19> Discours contradictoire et paradoxal faisant perdre ses repères à son interlocuteur.
20> Soulagement morbide quand l’autre est au plus bas.

Isabelle Nazare-Aga, psychothérapeute spécialisée dans ce domaine, nous propose également une liste de 30 caractéristiques, élaborée sur une période de sept ans. Vous pourrez retrouver la retrouver dans son livre « Les manipulateurs sont parmi nous » aux Éditions de l’Homme. Si en pensant à la personne que vous soupçonnez, vous obtenez un score d’au moins 14 critères sur 30, vous avez bien affaire à d’une personne manipulatrice.

  1. Il/Elle culpabilise les autres au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle.
  2. Il/Elle reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes.
  3. Il/Elle ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions.
  4. Il/Elle répond très souvent de façon floue.
  5. Il/Elle change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.
  6. Il/Elle invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.
  7. Il/Elle fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions.
  8. Il/Elle met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge.
  9. Il/Elle fait faire ses messages par autrui.
  10. Il/Elle sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner.
  11. Il/Elle sait se placer en victime pour qu’on le plaigne.
  12. Il/Elle ignore les demandes même s’il dit s’en occuper.
  13. Il/Elle utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins.
  14. Il/Elle menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert.
  15. Il/Elle change carrément de sujet au cours d’une conversation.
  16. Il/Elle évite ou s’échappe de l’entretien, de la réunion.
  17. Il/Elle mise sur l’ignorance des autres et fait croire en sa supériorité.
  18. Il/Elle ment.
  19. Il/Elle prêche le faux pour savoir le vrai.
  20. Il/Elle est égocentrique.
  21. Il/Elle peut être jaloux.
  22. Il/Elle ne supporte pas la critique et nie les évidences.
  23. Il/Elle ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.
  24. Il/Elle utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui.
  25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé.
  26. Il/Elle flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous.
  27. Il/Elle produit un sentiment de malaise ou de non-liberté.
  28. Il/Elle est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d’autrui.
  29. Il/Elle nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas fait de notre propre gré.
  30. Il/Elle fait constamment l’objet des conversations, même quand il n’est pas là.