Violences conjugales côté médias

En France, chaque année, 216 000 femmes au moins sont victimes de violences conjugales. Une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups d’un (ex-)conjoint violent.

216 000 femmes, âgées de 18 à 75 ans, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami…). Il s’agit d’une estimation minimale. L’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en ménages ordinaires, ne permet pas d’enregistrer les violences subies par les personnes vivant en collectivités (foyers, centres d’hébergement, prisons…) ou sans domicile fixe. Ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’il ne rend pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives.
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Certains journalistes en mal de sensationnel (pas tous heureusement!) traitent encore les sujets de violences conjugales avec un légèreté édifiante, parfois même avec une certaine complaisance envers l’auteur des faits, accumulant les métaphores et les clichés douteux largement déplacés face à la gravité des faits.

Dans certains cas, par une manipulation subtile des mots, des journalistes peut scrupuleux en arrivent à renverser la situation, faisant même passer le bourreau pour une victime. « Crime passionnel : le mari jaloux tue sa femme et son amant, avant de mettre fin à ses jours ». La plupart des « bonnes âmes » n’ayant en main qu’une partie de la vérité penseront : « Elle n’a eu que ce qu’elle méritait! Elle n’avait qu’à pas tromper son mari! ». Même si la tromperie est avérée, est-ce qu’une femme qui trompe son mari mérite pour autant la mort? En tout cas, ce n’est pas dans le Code Pénal! Cela ne fait même plus partie des éléments à charge lors d’un divorce! En France, même les assassins et les violeurs d’enfants ne sont plus condamnés à mort! Où est la passion là dedans? Justifie-t-elle de tuer les personnes que nous aimons? D’autant plus lorsque le bourreau n’est plus sous l’effet de l’impulsion, mais que la préméditation est froidement calculée!

En octobre 2015, lors d’un jeudi de l’Acrimed, le traitement médiatique de la violence faite aux femmes était exposé et discuté.

Aussi 11 propositions sont faites aux journalistes afin de modifier le traitement médiatique des violences faites aux femmes. Afin de mettre un terme à l’utilisation d’expression inappropriées, fausses, de métaphores et jeux de mots tendant à « dramatiser » des situations qui, elles, sont TOUJOURS dramatiques.15036351_1232979473429181_3185163384055297201_n
Les lois et leur application ne sont pas à la hauteur de l’enjeu que représentent ces violences. 
La France a signé et ratifié en 2014, la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » dite Convention d’Istanbul . Cette Convention, que les États doivent obligatoirement transposer dans le droit national, contient des dispositions plus favorables que le droit français. Cette transposition n’est toujours pas effective dans le droit français.

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