Les Troubles du Comportement Alimentaire

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> L’ALIMENTATION

L’alimentation est une fonction vitale qui apporte les éléments nutritionnels indispensables en quantité et en qualité à une bonne santé physique mais aussi psychologique, affective et sociale. Un équilibre doit être trouvé entre exigences personnelles, culturelles et métaboliques. L’alimentation est aussi une pratique sociale, familiale et culturelle qui permet à la personne de prendre une place dans son environnement.

> QU’EST-CE QU’UN TROUBLE DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ?

media_xll_5116576Les Troubles du comportement Alimentaires (TCA) sont l’expression d’une détresse ou d’un mal-être profond qui dépasse de loin la simple volonté de maigrir ou la difficulté de construire un rapport équilibré à la nourriture. Ils sont bien souvent le symptôme d’une souffrance réelle, qui ne peut s’exprimer autrement qu’à travers des comportements, des attitudes et des réactions problématiques vis-à-vis de l’alimentation et de la nourriture. Ceci explique la variété des modes d’expression de cette souffrance psychologique dans des conduites diverses touchant à ce besoin fondamental de s’alimenter. Chaque trouble alimentaire possède sont propre développement et ses propres manifestations.

Les troubles des comportements alimentaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale. Malgré ces difficultés, il est possible de se rétablir de ces troubles.

Les caractéristiques psychologiques communes relevées chez toutes les personnes souffrant de Troubles du Comportement Alimentaire sont :
• Un manque de confiance et d’estime de soi
• Un perfectionnisme et une hyper exigence
• Un besoin excessif de contrôle / Tout ou rien (dichotomie)
• Une insatisfaction corporelle / Une recherche de minceur

> LES TCA « TYPIQUES »

> L’Anorexie mentale :

p0107-li.1L’anorexie mentale est une perturbation de la relation à l’alimentation qui survient le plus souvent chez les jeunes filles entre 14 et 22 ans (10% seulement de garçons), mais peut également débuter en période pré-pubaire tout comme à l’âge adulte. Elle se caractérise par un refus de s’alimenter, malgré la sensation de faim intense, ainsi qu’un refus de prendre du poids alors que le corps est très amaigri.

L’anorexie survient souvent comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, à la suite d’une déception scolaire ou sentimentale, d’un deuil ou d’un régime amaigrissant commencé suite à une remarque « vexante » sur le physique de la personne. Un début plus progressif est également possible. Pendant un moment, ces symptômes passent inaperçus de l’entourage, qui a pu encourager le régime au début.

Puis, les conflits entre la personne et son entourage deviennent majeurs, celle-ci est décrite comme tyrannique, imposant ses volontés à sa famille, et elle-même décrit sa famille comme ne la laissant pas tranquille, l’épiant et ne pensant qu’à la faire manger.

Ce trouble se manifeste par : 

• Un besoin obsessionnel de maigrir, une perte de poids intentionnelle, induite et maintenue, associée une peur hors-normes de grossir et d’avoir un corps flasque. Cette force destructrice peut pousse la personne jusqu’à cesser totalement de s’alimenter.

Le maintien d’un poids faible, en dessous des normes pour l’âge et la taille.

• Des vomissements provoqués et utilisation de laxatifs, de coupe-faims et de diurétiques.

Une dénutrition de gravité variable qui entraîne de très nombreuses carences et s’accompagne de modifications endocriniennes et métaboliques secondaires et de perturbations des fonctions physiologiques, notamment aménorrhée (arrêt des règles), troubles digestifs, léthargie, frilosité, arythmie cardiaque, déficits cognitifs, dysfonctionnement rénal…

• Une préoccupation tyrannique de l’apparence, qui entraîne des restrictions alimentaires drastiques.

Une pratique excessive d’exercices physiques et une hyperactivité pour intensifier la perte de poids.

• La personne souffrant d’anorexie mentale a le sentiment d’être toujours en surpoids. La perception qu’elle a de son corps, même à travers le reflet du miroir, est totalement distordue. Elle est dans le déni par rapport à l’image réelle de son corps.

• Le potomanie, fait de boire des quantités hors normes de liquide (plus de 3 litres par jour) est également un signe.

Il existe par ailleurs des formes d’anorexie plus atypiques, car plus rares et donc plus difficiles à diagnostiquer. C’est notamment le cas lorsque tous les symptômes sont présents mais que les règles persistent ou que l’indice de masse corporelle (IMC) de la patiente reste stable et normal.

En l’absence de suivi médicalement et de traitement, ce trouble peut mener au décès. 10% des personnes souffrant d’anorexie meurent des suites de leur maladie ou de suicide dans les dix ans suivant le diagnostic.

L’anorexie mentale, n’est ni un caprice alimentaire,
ni un manque d’appétit au cours d’une maladie ou suite à une contrariété,
ni un régime où l’objectif est raisonnable et où le poids perdu amène satisfaction.

> La Boulimie :

52.jpgLa boulimie désigne l’absorption épisodique et compulsive d’une quantité importante de nourriture. « Boulimie » signifie « faim de bœuf ». La peur maladive de l’obésité implique ensuite des vomissements provoqués, auto-infligés, pour éliminer ces aliments pris en excès.
La boulimie touche environ 1,5 % des 11-20 ans (6 filles pour 1 garçon). Elle débute généralement plus tard que l’anorexie, avec un pic de fréquence vers 19–20 ans. Les crises de boulimie touchent 28 % d’adolescentes et 20 % d’adolescents âgés de 10 à 19 ans.

Ce trouble se manifeste par : 

Une préoccupation excessive du contrôle du poids corporel.

• La peur de grossir et la recherche de perte de poids entraînent une restriction telle qu’elle débouche sur des crises alimentaires caractérisées par une perte totale de contrôle sur elle-même.

• Durant la crise, l’hyperphagie (absorption de manière compulsive de quantités démesurées de nourriture en peu de temps) se solde par des vomissements, souvent provoqués, parfois spontanés (ou utilisation de laxatifs).

• La mise en place de stratégies pour cacher les épisodes boulimiques et n’en laisser aucune trace. Cela peut aller jusqu’à l’organisation des crises à heure précise. Comme leur poids varie peu, il est difficile de repérer les personnes qui en souffrent et de les aider.

• Les crises peuvent intervenir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. La boulimie peut survenir par crises de quelques mois durant lesquels la personne subit au moins un épisode d’hyperphagie par semaine.

On trouve ici encore des formes atypiques de ce trouble :

– la personne mâche puis recrache de grandes quantités d’aliments, sans que la nourriture ne transite par l’estomac.

– les vomissements surviennent suite à l’absorption de petites quantités de nourriture, il devient un réflexe, un conditionnement.

– les crises ne sont pas aussi récurrentes que dans la forme classique, elle surviennent moins de 2 fois par semaine.

> L’Hyperphagie :

ob_83d366_boulimie.jpgCette compulsion alimentaire et ses symptômes ressemblent beaucoup à la boulimie, car ces crises se manifestent par l’ingestion, en dehors des repas, d’une quantité importante d’aliments appréciés. La notion de plaisir est présente même si la faim est absente. Le comportement durant la crise échappe à tout contrôle. La principale différence avec la boulimie, c’est que dans l’hyperphagie, il n’y a pas de comportement compensatoire (ni vomissement, ni laxatifs, ni hyperactivité…). Par conséquent, le surpoids voire l’obésité sont très fréquents et associés à une souffrance psychique importante.
Il s’agit vraisemblablement du trouble des conduites alimentaires le plus répandu. L’hyperphagie touche davantage d’hommes que les autres Troubles du Comportement Alimentaire, 3 hommes pour 10 femmes.

Autre aspect essentiel, les grandes quantités de nourriture, ingurgitées généralement trop vite, ne procurent pas de sensation de satiété.

La personne généralement consciente du caractère atypique de son mode de consommation a souvent une piètre image d’elle-même. Ell a honte de ce comportement, se dégoûte et culpabilise énormément

> LES TCA « ATYPIQUES »

D’autres troubles alimentaires, moins répandus, moins connus et donc moins recherchés, sont également avérés.

2940174433_1_3.jpg> Le grignotage pathologique consiste à manger, en dehors des repas, de petites quantités de nourriture prête à l’emploi. Il devient pathologique dès lors que ces quantités forment en fin de compte un gros volume d’aliments, entraînant un surpoids notable et qu’il est le symptôme d’un réel mal-être. La consommation alimentaire devant la télévision de produits choisis et aimés en grandes quantités en est le dérapage type. La personne n’a aucune notion des quantités qu’elle ingère. L’une des bases du traitement est d’ailleurs de lui en faire prendre conscience. Le grignotage pathologique est souvent révélateur d’un état dépressif et angoissé.

> l’alimentation sélective est une phase classique et normale chez de nombreux enfants mais peut perdurer après la fin de l’adolescence ou débuter à l’âge adulte. Ce trouble vient du refus de manger certaines aliments suite à une sélectivité exagérée ou à un dégoût pathologique, ce qui peut mener à des carences ou à une perte de poids et perturber la croissance des jeunes. L’alimentation sélective n’est pas basée sur des critères esthétiques et n’est donc pas à prendre pour de l’anorexie.

> Le pica est un trouble qui pousse une personne à consommer autre chose que des aliments, comme du bois, de la terre ou du papier. Il peut être le signe précurseurs d’autres troubles alimentaires. Attention de ne pas confondre avec la phase de l’enfance où un bébé découvre le monde qui l’entoure en portant toutes sortes d’objets à sa bouche.

> Le mérycisme ou trouble de la rumination consiste à régulièrement régurgiter des aliments qui viennent d’être ingérés pour les remastiquer. Il ne s’agit pas d’un problème digestif,  l’objectif est de pouvoir « profiter » une nouvelle fois de la sensation procurée par la déglutition, sans les conséquences d’un nouvel apport calorique. La personne est consciente de ce phénomène sans que ce ne soit intentionnel pour autant. Ce trouble peut avoir un fort impact sur l’hygiène buccale et engendrer des problématiques médicales (mauvaise haleine, caries, érosion dentaire, lésions de l’œsophage et de l’intérieur de la bouche, gonflement des glandes salivaires…). Les personnes souffrant de mérycisme ont conscience du caractère inapproprié de leur mode alimentaire et essayent d’éviter de manger en public pour ne pas avoir à cacher leurs régurgitations, ce qui peut mener à une perte de poids et à une désocialisation.

> L’orthorexie peut se définir comme un besoin obsessionnel voire extrémiste, de se nourrir de façon diététiquement correcte, sans désir d’amaigrissement, sorte de «drogués de l’alimentation saine». La notion de plaisir est ici totalement absente, les aliments ne sont pas sélectionnés pour leur goût mais seulement pour leurs vertus. L’alimentation est pensée et repensée, plusieurs heures par jour afin d’être certain de bien se protéger des additifs, des colorants, des conservateurs… La vie sociale en est très affectée, car la personne refuse de prendre ses repas qu’elle n’aura pas elle-même confectionné et refuse donc les invitations (amis, restau, cantine collective…). Elle se jette sans hésiter sur tous les produits censés être « bons pour la santé » : bio, vitamines, compléments alimentaires, extraits de protéines ou d’algues… Elle ressent un fort sentiment d’autosatisfaction et de contrôle lorsqu’elle parvient à ses objectifs, mais beaucoup de culpabilité lorsqu’elle déroge aux règles. Elle méprise ceux qui ne respectent pas les dogmes de la diététique.

> Les conduites restrictives obsessionnelles ou la fuite des calories. Ces personnes sont sans cesse au régime, se restreignent sur les quantités et refusent de manger ailleurs que chez elles (au restaurant, chez des amis…). En outre, elles n’invitent jamais personne à partager son repas. Leur comportement ressemble fortement à celui de l’anorexique, mais leur poids reste acceptable, puisqu’elles continuent de s’alimenter un peu. Elles sont néanmoins bien plus maigres que la moyenne.

> La néophobie alimentaire est la peur de manger des aliments inconnus. Si c’est un passage normal dans le développement du jeune enfant, à l’âge adulte cela relève du trouble anxieux. Néanmoins, avant de s’alarmer, il est bon de savoir que d’après de nombreuses études, il est nécessaire de présenter environ 11 fois (c’est une moyenne) un aliment nouveau à un enfant pour que celui-ci l’accepte.

La phobie de la déglutition ou la peur d’avaler. Elle survient pratiquement toujours suite à un traumatisme, tel qu’un étranglement avec un aliment (fausse route) ou des soins médicaux douloureux au niveau de la gorge. De peur de revivre cet évènement pénible, la personne ou l’enfant n’accepte plus que des aliments sous forme liquide et refuse les morceaux.

> Les autres phobies. Il existe autant de phobies que de phobiques. Ces peurs, qui se traduisent par une distinction très nette entre les aliments interdits, tabous et les autres, sont difficiles à expliquer, mais témoignent toujours d’une grande anxiété et souvent d’une atteinte grave de la personnalité. Pour n’en citer que quelques unes…
– refus catégorique de manger des aliments d’une certaine couleur
– à l’inverse, volonté de ne consommer que les aliments d’une même couleur
– Rejet du cuit ou du cru
– Peur panique d’être contaminés par des microbes alimentaires ou d’être empoisonnés…

> LES CAUSES ET ORIGINES

Female legs standing on floor scales with centimeterUne grande diversité de facteurs peuvent être à l’origine d’un Trouble du Comportement Alimentaire. Dans la plupart des cas, le trouble survient suite à un évènement dit déclencheur, le plus souvent un traumatisme

Les troubles de l’alimentation sont plus fréquents dans les sociétés industrialisées et sont en augmentation régulière depuis plusieurs décennies. Ils sont généralement associés à un problème d’image causé par les idéaux de beauté inaccessibles des sociétés occidentales.
Les femmes sont beaucoup plus enclines que les hommes à souffrir de certains des ces troubles, notamment l’anorexie, alors qu’on retrouve presque autant de cas d’hyperphagie boulimique chez l’homme que chez la femme. On constate généralement les premiers signes de troubles de l’alimentation chez les adolescents et les jeunes adultes.

Le comportement alimentaire dépend de facteurs génétiques et psychologiques individuels, mais il est également influencé par des facteurs environnementaux, familiaux et socioculturels.

Les troubles des conduites alimentaires sont donc la résultante de facteurs multiples :

  • Facteurs génétiques : la fréquence de l’anorexie mentale est plus élevée chez les apparentés au premier degré de femmes anorexiques (parents, fratrie, enfants).
  • Facteurs psychologiques et traits de personnalité : différents facteurs psychologiques sont en cause : des épisodes dépressifs, des troubles de la personnalité, une faible estime de soi, un perfectionnisme, un besoin de contrôle ou un besoin d’attention, sont plus souvent présents chez les personnes présentant des troubles du comportement alimentaire.
    Les personnes qui souffrent de TCA ont du mal à contenir certaines émotions comme le stress ou l’anxiété et trouvent dans leur comportement alimentaire le moyen de les réguler ou les dévier.
  • Facteurs familiaux : les familles ont longtemps été accusées d’être responsables de l’anorexie de leur adolescent. Toutefois, dans les années 1980, des études ont montré qu’il n’en était rien. En revanche, la vie familiale est profondément perturbée par la présence d’une personne ayant des troubles du comportement alimentaire. La façon dont la famille va réagir et se mobiliser, avec l’aide de l’équipe médicale, est très importante. L’accompagnement familial est une nécessité.
  • Facteurs neurobiologiques : les modifications neurologiques et métaboliques (facteurs endocriniens) des systèmes de régulation de l’appétit peuvent influer sur les troubles du comportement alimentaire et leur chronicité. Certaines études semblent ainsi mettre en évidence une altération du niveau de sérotonine, un liquide qui assure la jonction et la communication entre les neurones. La sérotonine régule entre autre l’humeur et l’appétit.
  • Le rôle des facteurs socioculturels est difficile à mettre en évidence. Plusieurs études ont montré que les pathologies alimentaires étaient plus fréquentes dans certains milieux où le corps idéalisé est au centre de l’activité professionnelle (danseurs, mannequins, sportifs de haut niveau…). Le « culte de la minceur » des sociétés occidentales met le corps de personnes minces voire maigres sur un piédestal, créant un idéal de beauté inaccessible, un idéal qu’il est nuisible d’atteindre. Cet idéal impossible a un impact négatif exacerbé sur la perception du corps des personnes souffrant de détresse psychologique.

> LES CONSÉQUENCES

La dangerosité de l’anorexie mentale est souvent sous-estimée, voire niée. Des sites Internet, des sectes et des personnes vantant les médecines parallèles valorisent même l’extrême minceur.

Conséquences immédiates

Détérioration de l’état général : fonte musculaire, chute de la température corporelle, déshydratation, troubles hormonaux, constipation résistante…

Conséquences à long terme

• Somatiques : retard de puberté, problème de fertilité, fausses couches, prématurité, enfant dysmature, retard ou blocage de croissance, atteinte osseuse, ostéopénie exposant au risque d’ostéoporose.

Retentissement grave sur le système cardio-vasculaire, voire mortel : hypotension, troubles du rythme cardiaque.

Anomalies cérébrales, parfois incomplètement réversibles après renutrition.

• Psychologiques : dépression, anxiété, trouble obsessionnel compulsif.

• Sociales : restriction des sorties, contacts, échanges et activités.

L’enfant ou l’adolescent anorexique est en danger, parfois pour sa vie et toujours pour sa croissance et son devenir.

> QUAND S’INQUIÉTER? QUAND CONSULTER?

• Dans le cas de l’anorexie, la perte de poids se poursuit au-delà d’un poids de référence minimum.

Les préoccupations autour de la nourriture et/ou la forme du corps envahissent l’ensemble du fonctionnement psychique et des relations sociales et l’occasion de conflits systématiques et violents avec l’entourage.

Des signes secondaires apparaissent : disparition des règles, hyperpilosité…

Des vomissements provoqués apparaissent.

8b28cd6c22df21d49b274e18547d1dc7-apple-art-surrealism-artLes troubles peuvent être transitoires ou durables et alors parfois devenir invalidants, engendrant même un risque vital.

Les TCA enferment leurs victimes dans une souffrance solitaire dont il est très difficile de sortir sans l’aide de spécialistes. Ils nécessitent une approche qui soit à la fois nutritionnelle, comportementale et psychologique.

La prise en charge des TCA doit se faire aussi vite que possible. Outre les conséquences importantes sur la santé des personnes qui en souffrent, ils sont souvent le symptôme d’une détresse psychologique et donnent lieu à une détresse plus importante encore puisqu’ils sont associés à un sentiment de honte, de dégoût et de rejet de soi.

Quand l’état de malnutrition est très avancé ou quand la personne souffrant d’un trouble risque de s’en prendre à son intégrité physique, son hospitalisation est indiquée.
Une partie des patients connaissent au moins une rechute malgré leur volonté de quitter un comportement dont ils souffrent. Un accompagnement psychologique sur le long terme est donc essentiel.

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> UNE FOURCHETTE DE CHIFFRES

En 2009, dans le monde, 32 % des plus de 18 ans (soit 14 millions de personnes) sont en surpoids et 14,5 % (soit 6,5 millions) répondent aux critères de l’obésité. 

En moins de 20 ans, le nombre de personnes boulimiques a doublé en France. On compte 83% de femmes et 17% d’hommes.

L’anorexie toucherait 1 à 2% des femmes, souvent âgées entre 12 et 20 ans et tue chaque année 10% de ses victimes.

Chiffres annoncés sur le site de la Sécurité sociale :
L’anorexie mentale est une pathologie relativement rare (entre 0,9 et 1,5 % des femmes et 0,2 à 0,3 % des hommes). Elle touche en majorité les filles (90 % des cas). Les pics d’apparition de la maladie se situent entre 13–14 ans et 16–17 ans. Toutefois, l’anorexie mentale peut apparaître dans l’enfance ou à l’âge adulte. Des troubles du comportement alimentaire sont parfois observés chez les nourrissons. Au moins 20 % des anorexiques présenteraient des conduites boulimiques associées avec des comportements compensatoires sous forme de vomissements.

La boulimie touche environ 1,5 % des 11–20 ans et concerne majoritairement les jeunes filles (environ six filles pour un garçon). La boulimie débute généralement plus tard que l’anorexie, avec un pic de fréquence vers 19–20 ans.

L’hyperphagie boulimique touche de manière pratiquement équivalente les hommes et les femmes, et apparaît souvent à l’âge adulte.

Une étude menée en France en 2008 auprès d’adolescents dans leur 18e année indique que l’anorexie mentale a concerné 0,5 % des filles et 0,03 % des garçons entre 12 et 17 ans (INSERM).

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